Publié le mercredi 17 août 2011 à 10H28 - Vu 268 fois
Après le passage de la police municipale, un officier spécialisé est passé relever les empreintes. En vain.
EPERNAY (Marne) Pour la troisième fois en autant de semaines, la Maison des associations a été visitée. Le local du syndicat Force Ouvrière en a fait les frais en se faisant voler des documents papiers et informatiques confidentiels.
«DÉFÉQUER dans le lavabo, c'est tout un symbole ». Sacrée remarque… Ce mardi matin, Roger Logerot, syndicaliste et président des retraités à la Maison des associations, vient ouvrir le local. « Je voulais voir si j'avais des procès-verbaux ou des documents pour moi ». Il comprend vite que, durant le week-end à rallonge (entre le vendredi 12 et le lundi 15), des étrangers ont pénétré dans l'enceinte du 8, rue Maurice-Cerveaux.
« On a subi trois cambriolages en trois semaines s'exaspère Maurice Osuna (à la CFDT, la Peep et Papillon Blanc). Au lieu de faire faire de la prévention routière, l'État devrait mettre plus de moyen pour lutter contre ce genre d'actes ! ». Car le secrétaire général de l'union local de Force Ouvrière a retrouvé son bureau dans un piteux état ce mardi matin à la MDA : « Ils ont piqué des notes, les disques durs et les tours d'ordinateur, et enfin toute notre trésorerie… ». Du vendredi soir au mardi matin, les voleurs ont donc eu trois jours pour s'infiltrer dans l'enceinte du bâtiment. « Ils ont récupéré des clés confie une gardienne, ils n'ont forcé aucune porte. Et puis, quand on démonte un disque dur d'un ordinateur, c'est qu'on a le temps ».
Aucune empreinte, mais des questions
Sur les lieux du cambriolage, pas d'empreinte digitale. Des fenêtres du local de FO en passant par les deux unités centrales d'ordinateur démontées, aucune trace. « Ils devaient porter des gants », conclut l'expert de la Police chargée du relevé des indices. L'enquête suit donc sont cours.
« C'est étrange, remarque une responsable de la Peep, en général, les voleurs prennent l'argent, tout ce qui a de la valeur et s'en vont. Dans ce cas-là, ils n'ont pris que des informations ». Des informations personnelles, des dossiers d'ouvriers en litiges avec leur patron… « L'armoire a document aussi note Maurice Osuna, elle a été fouillée. Comme rien n'est sécurisé ici, c'est facile. En plus, avant, il y avait une concierge, mais la mairie ne l'a pas remplacé ! Bilan : trois cambriolages en trois semaines, on attend toujours de trouver les coupables ! »
« Une provocation odorante »
Que cache ce vol mystère ? En quoi des documents internes à Force Ouvrière peuvent-ils attirer la convoitise ? À qui profite le crime ? « Je pense que c'est un syndicat concurrent » lâche un spectateur lors du relevé d'empreinte. Alors, pourquoi cette « provocation odorante » dans le lavabo ? « Pour moi, il n'y a pas à faire de chi-chi. Chier dans un lavabo, considère Maurice Osuna, c'est vraiment signe de provocation et d'irrespect par rapport à ce que nous représentons ».
Lors des deux précédents cambriolages à la Maison des associations, seuls quelques bouteilles de champagne, des biscuits et un peu d'argent avaient été volés.
Cette fois, ce vol semble avoir des intentions bien plus précises. Lesquelles ? Aux autorités de lever le voile sur le mystère des cambriolages à la Maison des associations.
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