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Trafic de stupéfiants / Un Châlonnais condamné à un an de prison

Publié le mardi 03 mars 2009 à 01H00 - Vu 67 fois



Agé seulement de 25 ans, il en paraît pourtant dix de plus. Le visage marqué, peut-être par les épreuves de la vie et sans doute par l'usage répété de drogues, Jonathan Gaillot est entré dans la salle du tribunal submergé par l'émotion. Celui qui a avoué « ne savoir ni lire, ni écrire » a bien conscience de l'enjeu de cette audience qui se tenait hier. Ce Châlonnais, père d'un petit garçon de 17 mois, comparaissait hier pour avoir vendu de la résine de cannabis entre février 2007 et février 2009, en grosse quantité.
Mercredi dernier, les policiers contrôlent deux Châlonnais en possession de résine de cannabis. Lors de leur audition, ces derniers lâchent le nom de Jonathan Gaillot, comme étant leur fournisseur. Il est alors interpellé et placé en garde à vue. A son domicile, les policiers saisissent 1,5 kg de résine de cannabis, la somme de 2.200 euros ainsi qu'un fusil à pompe. « On savait que je vendais de la drogue. L'arme, c'était juste pour me défendre », explique le prévenu à la barre du tribunal.
Lors de sa garde à vue, l'homme avoue qu'il vendait environ 100 grammes de résine de cannabis par semaine. Et puis, les quantités sont devenues plus importantes. Au président du tribunal, il dit même avoir revendu entre 10 à 15 kg de drogue en moins de deux ans. « J'avais besoin d'argent », tente-t-il de justifier. Dans sa plaidoirie, son avocat parlera « d'engrenage infernal, notamment dû à la perte d'un enfant fin 2007 ».
De son côté, le substitut du procureur rétorque : « Rien ne justifie un commerce organisé de stupéfiants. Ici, on ne parle pas de dépannage mais bel et bien de trafic avec quelqu'un qui se trouve à la tête de ce trafic ». Pour le représentant du Parquet, « le prévenu n'a pas pris conscience de l'ampleur des faits. Il semble trouver normal de posséder une arme à feu alors qu'un jeune enfant se trouve à proximité ».
« Faux ! », rétorque le conseil du Châlonnais. « Mon client a fait preuve de sincérité et a été très coopératif avec les policiers. Pour preuve, il a avoué consommer de l'héroïne alors qu'aucune présence de cette drogue n'a été trouvée chez lui. »
Des regrets, Jonathan Gaillot n'a cessé d'en exprimer. Le substitut du procureur a requis trois ans de prison dont un avec sursis. Le tribunal l'a condamné à deux ans dont un mois ferme avec son maintien en détention. Au bord des larmes, il a pu embrasser sa famille venue le soutenir lors de sa comparution avant de sortir du tribunal menotté et encadré par deux policiers.

Corinne Lange

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