Publié le vendredi 03 septembre 2010 à 10H00 - Vu 35 fois
Pendant la cérémonie, devant le monument dédié aux victimes.
LE 30 août 1944 dans le village de Tavaux, un massacre était perpétré par des troupes SS en retraite, causant le mort de 20 victimes civiles et la destruction par le feu de nombreuses maisons et fermes, tout cela dû à des escarmouches entre des résistants locaux et les troupes ennemies.
Depuis ces horreurs, le souvenir de cet événement dramatique est perpétué à la date anniversaire, par les municipalités successives et les anciens combattants locaux. Célébré avec ferveur dans les années d'après guerre, ce triste anniversaire avait peu à peu glissé dans une certaine confidentialité.
Cependant, voici deux ou trois ans, tant par la municipalité que par l'Association pour un mémorial des villages martyrs de l'Aisne (AMDVMA), association qui, présidée par Alain Nice, œuvre pour la réalisation d'un mémorial concernant le village, celui de Plomion et du hameau du Gard où d'autres massacres eurent lieu, et qui serait abrité dans l'ancienne église de Pontséricourt. La manifestation du 30 août a été brillamment relancée pour rassembler aujourd'hui de très nombreux participants.
Soutien à Alain Nice
C'est ainsi que lundi, en fin d'après-midi, le 66e anniversaire du massacre a débuté par une visite au cimetière où une fleur a été déposée sur chaque tombe des victimes, un imposant cortège se formant ensuite sur la place du haut pour descendre vers le monument de granit qui porte les noms de tous les massacrés, enfants, femmes, hommes et vieillards assassinés par les nazis, monument édifié à jamais au carrefour de la rue À l'eau (aujourd'hui rue des Fusillés). C'est là que le défilé, composé des très nombreux drapeaux des associations patriotiques et des personnalités civiles et militaires, dont le colonel Delval, délégué militaire départemental, a formé le carré face au monument et que Daniel Leturque, maire, qui présidait en tant que tel la cérémonie, a rappelé les circonstances du drame.
Le président du conseil général Yves Daudigny a souligné, en citant le nom de chaque victime, que ce drame est toujours présent dans les mémoires, en particulier dans celles des familles des défunts du 30 août 1944 et a réaffirmé son soutien au projet de mémorial soutenu par Alain Nice.
Après les nombreux dépôts de gerbes au pied du monument ont été joués Le Chant du partisan et l'hymne national, tous deux chantés aussi, avec ferveur, par l'assistance.
La remise des drapeaux et le traditionnel vin d'honneur se sont déroulés dans les locaux de la caserne des pompiers tavelois, toute proche.
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