Publié le lundi 01 mars 2010 à 08H26 - Vu 202 fois
Le vétérinaire a dû euthanasier les survivants qui agonisaient.
Macabre, le spectacle découvert par les époux Moreau, jeudi vers 6 h 30 : se rendant à leur grange pour soigner leurs moutons, ils ont constaté avec horreur que leur élevage avait été attaqué dans la nuit.
Certains animaux étaient déjà morts alors que d'autres étaient blessés et agonisants. Le vétérinaire, arrivé sur les lieux, a procédé à l'euthanasie des moutons blessés. Au total, Patrick Moreau voit disparaître un cheptel de seize animaux.
Pour revenir au début de cette mauvaise aventure, Patrick Moreau raconte que la veille, vers 23 h 15, il était sorti de sa grange pour rentrer chez lui, quand deux molosses très agressifs l'ont empêché d'avancer. Il a aussitôt appelé le maire du village, Jean-Claude Bucheler. Ce dernier, arrivé sur les lieux, s'est retrouvé bloqué par les chiens dans la grange avec Patrick Moreau. Profitant d'un « moment d'accalmie », les deux hommes sont parvenus à sortir.
Gendarmes en surveillance
Très inquiet, le maire craint que ces « sauvages », attirés par le sang, ne s'attaquent aux enfants qui se rendront le lendemain à l'école. La brigade de Machault fait donc le guet, le matin, devant l'école, afin d'assurer la sécurité des jeunes écoliers. À 8 heures, les deux chiens seront rattrapés dans le haut du village et récupérés par sa propriétaire qui, visiblement, n'a aucune autorité sur eux.
L'assurance de l'éleveur a mandaté un expert afin d'évaluer le préjudice.
Le vétérinaire, soumis au secret professionnel, a juste confirmé que ces animaux - n'entrant pas dans les catégories 1 et 2 et n'étant pas porteurs de la rage - n'étaient pas sous le coup d'une mise sous surveillance.
Ces chiens auraient pourtant déjà attaqué des poules et des chèvres
Jean-Claude Bucheler a déposé plainte auprès de la brigade. Son souhait : qu'ils quittent sa commune au plus vite. Beaucoup estiment que l'euthanasie serait préférable, car, à ce jour, les chiens se trouvent sur la commune de Voncq, ce qui ne va pas être du goût des habitants.
La propriétaire des chiens, contactée par notre journal, n'a pas souhaité répondre à nos questions, concluant ainsi l'entretien téléphonique : « Ce fait divers n'intéresse pas les lecteurs du journal. »
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