Publié le mardi 22 décembre 2009
Hier, un jeune Saint-Quentinois, tout juste majeur, a été interpellé et placé en garde à vue pour importation et détention d'images à caractère pédopornographique. Au commissariat de Saint-Quentin, il a été entendu toute la journée par les fonctionnaires de la PJ. L'enquête sur cette affaire qui a débuté depuis plus d'un an a été confiée par le parquet de Saint-Quentin à la cellule amiénoise de la police judiciaire.
Au parquet de Saint-Quentin, le substitut du procureur de la République, Julien Haquin a confirmé l'interpellation et la garde à vue. Le magistrat a aussi précisé que l'enquête était toujours en cours et qu'il ne pouvait révéler plus d'informations sur cette affaire. On sait, par ailleurs, que cette affaire d'images à caractère pédopornographique remonte, il y a un peu plus d'un an. Le jeune homme mis en cause était mineur au moment des faits.
Selon nos sources, il avait téléchargé des centaines de photos de jeunes garçons récupérées sur de sites surveillés en permanence par les gendarmes du Net. L'ordinateur du jeune homme a été saisi. Il s'agit pour les enquêteurs de faire parler le disque dur de l'ordinateur. Les policiers veulent savoir si d'autres personnes ne sont pas impliquées dans cette affaire. Ils veulent aussi découvrir s'il s'agit d'un réseau de pédophiles où d'un acte isolé.
Quoi qu'il en soit, l'importation ou la détention d'images à caractère pédopornographique est un délit puni par loi de 5 ans de prison pour l'importation et de 7 ans de prison pour la détention.
Ce sont, en effet, les gendarmes du Net qui ont découvert les téléchargements et qui ont transmis le dossier au parquet de Saint-Quentin dans la mesure où l'auteur interpellé est Saint-Quentinois.
Pendant que vous surfez tranquillement chez vous ou au travail, les gendarmes du Net veillent sur le respect des lois afin de lutter contre la contrefaçon, la pédophilie, l'apologie du suicide, le négationnisme et toute forme de délit en ligne.
C'est au cœur du Fort de Rosny-sous-Bois (93) que se niche la cellule cybercriminalité du Service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD), l'unique unité de veille et de recherches de la Gendarmerie sur Internet.
En place depuis 1998, elle a d'abord été créée dans le but de soutenir les enquêteurs sur des affaires en cours liées à Internet, sous la direction générale de la gendarmerie.
Elle s'évertue depuis à traquer tous les crimes et délits en ligne de jour comme de nuit. Toutefois, son rôle est uniquement de constater l'infraction.
Bernard DORDONNE









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