Publié le mardi 09 février 2010
Hier, deux individus comparaissaient pour conduite sans permis et sous l'emprise d'un état alcoolique en récidive, refus d'obtempérer, défait de maîtrise pour l'un et complicité de refus d'obtempérer et détention de stupéfiants pour l'autre. Leurs avocats ont demandé le renvoi l'affaire afin de mieux examiner le dossier de leurs clients.
Dimanche, vers 6 heures, une patrouille décide de contrôler un véhicule dans lequel il y a cinq personnes. Le conducteur, âgé de 23 ans, refuse. Il s'en suit une course-poursuite dans la rue du centre-ville. Le conducteur traverse certaines rues à plus de 130 km/h, grille sept feux tricolores. Guidé par le passager, âgé de 24 ans, il parvient à semer une patrouille, coincé par une autre voiture de police, il force le passage. Le véhicule emprunte, alors, une voie sans issue et les occupants sont arrêtés par les policiers.
Cette version des faits a été évoquée lors de la comparution immédiate, mais les avocats de la défense, forts du témoignage de leurs clients, ont évoqué l'attitude de la police lors de l'arrestation. Cet élément n'a pas été abordé devant le tribunal ni par le parquet ni par la défense. L'un des avocats a d'ores et déjà demandé une expertise du véhicule de son client. En effet, il semblerait que l'un des fonctionnaires de police, un agent de sécurité selon les témoins, aurait sorti son arme et aurait tiré un coup en direction de la voiture qui a traversé le pare-brise. Un impact de balles serait visible sur le pare-brise.
D'autres sources ont confié que les occupants de la voiture étaient debout à l'extérieur du véhicule, les mains levées au moment des coups de feu du policier.
En tout cas, la défense a bien l'intention de tirer cette affaire au clair confiant, par ailleurs, que l'une des personnes se trouvant à l'arrière de la voiture a eu le doigt cassé lors de l'interpellation.
En attendant le jugement de renvoi prévu le 16 mars, le tribunal a ordonné la mise en détention provisoire du chauffeur et le contrôle judiciaire, le lundi et le jeudi, pour le passager au commissariat de Saint-Quentin.
Bernard DORDONNE









Réagissez