Publié le mercredi 13 janvier 2010 à 01H00 - Vu 109 fois
Quarante-huit heures après le drame, le quartier du Vert-Bois à Saint-Dizier (Haute-Marne) reste sous le choc après l'explosion qui a fait un mort et neuf blessés dont trois graves. Le pronostic vital est d'ailleurs engagé concernant l'une des victimes, une jeune femme de 23 ans, dont le corps a été brûlé à plus de 80 %.
L'enquête de police menée sur place, notamment par le SRPJ de Reims a permis, hier, de retracer une partie des circonstances de cette explosion qui a touché l'un des quartiers de la cité bragarde ce lundi vers 15 h 45.
On le sait, le drame a eu lieu au rez-de-chaussée du bâtiment « Yonne », une HLM de cinq étages comptant une dizaine d'appartements, situé rue Hubert-Fisbach. (voir l'union de mardi). « On sait qu'il y a eu un grave incendie dans ce logement. C'est d'ailleurs cet incendie qui a entraîné l'explosion », confiait lundi, Michel Klein, directeur de la sécurité publique de la Haute-Marne. Ce dernier évoquait un différend familial à l'origine de l'explosion mortelle.
Depuis hier, on parle plus d'une rupture sentimentale. Si les locataires en titre de l'appartement où s'est joué le drame étaient absents au moment des faits, il était en revanche occupé par la nièce du couple. Michel Klein confirmait mardi après-midi à nos confrères du Journal de la Haute-Marne : « La jeune femme âgée de 23 ans était accueillie chez sa tante après une rupture sentimentale avec son petit ami, une rupture qui s'était, semble-t-il, fort mal passée ».
Torche vivante
Ayant particulièrement mal supporté la séparation, le fiancé s'est donc présenté lundi après-midi à l'appartement occupée provisoirement par son ex. « Une violente dispute se serait engagée entre les deux ex-conjoints. L'homme se serait alors saisi d'un jerrican d'essence avant d'asperger la jeune femme ». Il aurait ensuite craqué une allumette avant de la jeter sur elle, la transformant immédiatement en torche vivante. Brûlée à 80 %, la victime avait d'ailleurs été héliportée lundi vers l'unité pour grands brûlés de l'hôpital de Metz.
Il s'agit désormais de comprendre comment l'explosion a pu survenir, tuant sur le coup l'auteur présumé de l'incendie. « L'une des hypothèses envisagées serait que l'explosion ait pu être déclenchée par le jerrican d'essence lui-même en raison d'une forte chaleur », précise Michel Klein. Si cette hypothèse se confirme, l'action publique sera éteinte avec la mort de l'incendiaire. Hier, l'accès au lieu de l'explosion était fermé aux curieux afin de permettre aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations.
Corinne LANGE
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