Publié le mardi 09 février 2010
Ce 8 février 2009, l'ambulance conduite par D.V. est stationnée devant une boulangerie, rue de Courlancy. « Anarchiquement », rapportent les enquêteurs. Et surtout sur une place interdite au stationnement. L'ambulance quitte son stationnement et le conducteur ne voit pas le cycliste qui arrive sur sa gauche. Le choc ne peut être évité. Le cycliste est traîné sur quelques mètres avant de chuter.
L'ambulancier a expliqué qu'il n'avait pas vu le cycliste dans un premier temps, mais qu'il avait bien mis son clignotant. Un témoin a confirmé la version du cycliste.
« Beaucoup de gens font la même bêtise devant cette boulangerie, mais à partir du moment où vous êtes en faute, il faut faire encore plus attention. » Le vélo de la victime a été détruit. Pas de chance, il s'agissait d'un vélo en carbone d'une valeur de 8 000 euros. Le cycliste a été indemnisé « moyennement » mais a souhaité retirer sa plainte « pour ne pas nuire au métier de l'ambulancier ». Une peine d'amende a été requise.
Me Flasaquier a plaidé la relaxe, estimant que la faute était « en partie imputable au cycliste » puisque l'ambulancier « ne lui a pas refusé la priorité ». Le tribunal a condamné l'ambulancier à 1 200 euros d'amende.
P.B.









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