Publié le vendredi 19 mars 2010 à 11H00 - Vu 188 fois
En contrebas de la tour Les Merisiers de la résidence Ardennes, c'est une véritable décharge publique. Ordures jetées par les fenêtres de la tour. Claude Jayet, gardien de l'Opac (ici en médaillon), se reconnaît impuissant face à ce phénomène d'incivilités.
C'est sans doute l'endroit le plus repoussant de la ville et cela fait des années que ça dure. La tour des Merisiers, dans le quartier des « Résidences Ardennes », se dresse sur un dépotoir.
SOUS les premiers rayons de soleil, le quartier des Résidences Ardennes semble plutôt sympa : cinq tours de douze étages suffisamment espacées, un vaste parking arboré, un petit parc de jeux pour les gosses, une école maternelle, des espaces verts… sans oublier la vue imprenable sur la ville puisque les immeubles ont été construits sur les anciennes fortifications du château fort. Bref, on est, a priori, loin des clichés de la « cité HLM ».
Il ne faut cependant pas trop s'éloigner du parking, car c'est un tout autre spectacle qui vous attend du côté de la tour des Merisiers. Plus dégueulasse que ça, ça existe peut-être, mais il doit tout même falloir chercher assez longtemps.
Là, pas besoin d'aller bien loin. Pour « admirer » le spectacle, il suffit d'emprunter une petite voie (apparemment sans nom), qui relie la rue Winston-Churchill au boulevard des Écossais. Vous vous retrouvez ainsi en contrebas de la tour des Merisiers (côté nord-est). Un conseil : prenez un casque.
Sacs plastique, cannettes, couches culottes sales, préservatifs, bouteilles plastique, papiers gras, litières de chat, boîtes de conserve et même, lorsque nous nous sommes rendus sur place, un chat crevé dont la tête dépassait d'une couverture, voilà un inventaire, loin d'être exhaustif, de toutes les horreurs que l'on trouve en bas de l'immeuble, et - chose plus gênante - dans la cour de l'école maternelle lorsque le vent s'en mêle.
« Je ramasse tout ce que je peux »
Claude Jayet, gardien de l'Opac en poste dans le quartier depuis juillet 2008, se reconnaît impuissant face à ce phénomène d'incivilités : « Je ramasse tout ce que je peux, mais là-bas, je ne peux pas aller, c'est beaucoup trop escarpé. Il faudrait se faire encorder » explique Claude, qui est le premier à se désoler du comportement de certains locataires : « L'Opac leur a de nouveau adressé un courrier pour les inciter à descendre leurs poubelles plutôt que de tout jeter par les fenêtres, mais rien n'y fait. À chaque fois que l'on va frapper chez un locataire, il nous dit toujours que c'est le voisin. Alors que voulez-vous faire ? ».
Dernièrement, Arlette Charbonnier, adjointe chargée de l'environnement et du cadre de vie, a adressé un courrier à Frédérique Vigreux, responsable de l'Opac pour Sedan, afin que les lieux soient nettoyés, ce qui devrait être fait dans les semaines à venir (lire par ailleurs).
En attendant, des courriers ont été une nouvelle fois envoyés aux locataires par l'organisme logeur afin de tenter de les convaincre d'utiliser leur vide-ordures. Car - au risque de vous surprendre - chaque appartement en est équipé.
O.R.
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