Publié le vendredi 29 février 2008 à 01H00 - Vu 344 fois
Surprise hier matin pour les riverains du cours Langlet qui ont eu tout le loisir d'admirer un blindé stationné devant une biscuiterie. Le véhicule de l'avant blindé avait, en fait, été abandonné là dans la nuit par un bidasse en manœuvre à Sissonne. PHOTO ( Patricia Buffet): Le blindé est resté toute la matinée garé devant la boutique des biscuits Fossier, au grand étonnement des passants et des militaires.
Patricia Buffet
«Quand j'ai ouvert mes volets, ce matin, le char était déjà là ». Ce jeune riverain du Cours Langlet n'en a pas cru ses yeux. « Il faut dire que cela surprend ! ».
La vendeuse du magasin Fossier est arrivée elle aussi de bon matin, pour découvrir le véhicule blindé stationné juste devant sa boutique rose. « Je suis arrivée vers 8 h 30 et l'engin était déjà là. Et il est resté toute la matinée ! ». Personne n'est, en effet, venu tourner autour du véhicule militaire durant toute la matinée.
L'engin, bien garé sur une place de stationnement, a juste attiré les regards des passants passablement étonnés.
En tout début d'après-midi, la présence du véhicule de l'avant blindé (VAB) — qui s'occupe en général du transport de troupes — a fini par inquiéter les autorités.
Une patrouille de gendarmerie a été dépêchée sur place, rapidement rejointe par une jeep dans laquelle se trouvaient quatre militaires appartenant à la Légion étrangère. Peu loquaces, les militaires ont pénétré dans le véhicule et l'ont inspecté sous toutes les coutures. L'engin était encore équipé de ses « outils » comme une massue, des pieux… et ne semblait pas dégradé par un accident. Le moteur du VAB a été remis en route et deux soldats ont finalement emmené l'engin vers 13 h 45.
L'enquête ouverte dès après la découverte du véhicule blindé a permis de découvrir que l'engin avait été volé au cours de la nuit précédente à un régiment en manœuvre à Sissonne (Aisne). Le bidasse qui avait décidé de déserter et qui était aux commandes avait, semble-t-il, un train à prendre à la gare de Reims.
Il est donc venu à Reims à bord de ce véhicule « de service » pour le moins peu discret puis l'a garé cours Langlet avant d'aller prendre son train.
Le soldat, qui appartient au 1er régiment étranger du génie (la Légion étrangère), est considéré comme déserteur. Son régiment a déposé plainte auprès de la gendarmerie de Sissonne.
En tout cas le déserteur avait effectué un beau créneau pour garer son blindé.
Histoire sans doute de ne pas attirer l'attention sur son « véhicule » déjà peu discret, avant d'avoir… pris le large.
Patricia Buffet
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