Publié le samedi 27 septembre 2008
Dans l'union du 29 mai, nous révélions une affaire agitant le département Génie du conditionnement et de l'emballage de l'IUT de Reims. Elle concerne un maître de conférences de 2e année qui hurle « au complot » après l'ouverture d'une procédure disciplinaire fondée sur une longue liste de griefs qui vont de la mise en cause de la qualité de son travail à du harcèlement sexuel envers des étudiantes et des collègues féminins.
La promotion 2007-2008 s'est déchirée à propos de cette affaire, une partie des 35 élèves approuvant la procédure disciplinaire, l'autre partie prenant la défense du professeur.
Franco-libanais de 41 ans, l'enseignant a comparu devant la commission d'instruction de la section disciplinaire à sept reprises entre janvier et avril 2008. Elle devait prochainement remettre son rapport à la section disciplinaire, seule instance compétente pour statuer, mais elle n'est plus saisie du dossier.
Par un courrier du 28 mai 2008 (veille de la parution de l'article et jour où l'union a passé ses coups de fil à l'IUT pour en savoir un peu plus sur cette affaire), le service juridique de l'Université de Reims a fait savoir à l'enseignant que la présidence « a saisi ce jour le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER), appelé à statuer en premier et dernier ressort sur votre dossier, suite à l'absence de jugement intervenu six mois après la date à laquelle les poursuites ont été engagées devant la juridiction disciplinaire, conformément aux articles L232-2 et R232-31 du Code de l'éducation ».
« Toute l'instruction est donc à refaire devant la formation disciplinaire du CNESER à Paris » explique l'avocat du maître de conférences, Me Rudy Laquille. Une cinquantaine de témoins furent auditionnés à Reims (les uns à charge, les autres à décharge). Ils devraient de nouveau être cités devant le CNESER dont la première réunion est prévue lundi prochain 29 septembre. L'affaire prend également une tournure pénale. Me Laquille soupçonne ni plus ni moins certaines personnes d'avoir « arrangé » des témoignages défavorables devant la commission d'instruction à Reims. Il a déposé plainte contre X. pour « faux et usage de faux », « subornation de témoins », « escroquerie au jugement ».
F.C.











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