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Reims / Attaquée en pleine rue, un soir de 2008, par un homme à vélo Le violeur présumé d'une jeune passante retrouvé grâce à l'ADN

Publié le samedi 24 avril 2010 à 12H00 - Vu 374 fois


Circulant à vélo, le violeur a sévi rue Lesage, un soir de septembre 2008.

Circulant à vélo, le violeur a sévi rue Lesage, un soir de septembre 2008.


LA preuve est difficilement contestable. Dix-neuf mois après le viol d'une étudiante attaquée en pleine rue à Reims par un cycliste qui lui a imposé une fellation sous la menace d'un cutter, l'exploitation des prélèvements ADN a permis de résoudre l'affaire.
Un nom est sorti du fichier national automatisé des empreintes génétiques. Celui d'un Rémois de 29 ans. Interpellé mercredi, Julien Marchal a été mis en examen jeudi soir pour « viol commis avec usage ou menace d'une arme », puis présenté au juge des libertés et de la détention qui a décidé de son incarcération.
Les faits remontent au 29 septembre 2008. Il était 20 h 30. La nuit venait de tomber. Une étudiante chinoise de 28 ans marchait rue Lesage, à proximité du carrefour avec le boulevard Robespierre, lorsqu'un cycliste s'est arrêté pour se précipiter vers elle.
Un cutter sur la gorge
L'homme avait un cutter. Il l'a apposé sur la gorge de l'étudiante en exigeant une fellation, un acte qualifié de « viol » par la loi. La malheureuse a dû s'exécuter.
L'individu n'a même pas cherché à se dissimuler ou à l'entraîner dans un coin reculé. En raison de l'obscurité et d'une circulation moins importante qu'en journée, aucun témoin n'a remarqué l'odieux forfait qui se commettait sur le trottoir.
Tout est allé très vite, au plus quelques minutes. Après avoir obtenu ce qu'il voulait, l'individu est reparti sur son vélo.
Traumatisée, la victime n'a pu fournir aucun détail susceptible d'identifier le violeur. Les recherches pour le retrouver sont restées vaines. La police disposait cependant d'un indice capital : son profil ADN isolé après prélèvement des traces biologiques. Il ne restait plus qu'à espérer un croisement positif avec les dizaines de milliers d'empreintes génétiques stockées dans le fichier.
Alcool et cannabis
La réalité des services d'enquête n'est pas comme dans les séries télévisées où quelques secondes suffisent pour confondre un violeur grâce à son ADN. Le nombre des prélèvements est en hausse constante. Les laboratoires sont submergés. Il faut du temps pour recevoir les profils, les entrer dans la base, procéder aux croisements.
Il faut également disposer d'un ADN connu dans le fichier. Là aussi, les délais sont longs pour enregistrer chaque année les dizaines de milliers de personnes soumises au prélèvement salivaire. C'est pour ces différentes raisons que le profil ADN recueilli après le viol de la rue Lesage est longtemps resté sous X. Jusqu'à ces dernières semaines.
Sans emploi, Julien Marchal n'est pas un récidiviste sexuel. Il était déjà connu de la justice, mais pour des affaires de stupéfiants. L'agression de l'étudiante chinoise est un acte isolé que lui-même n'arrive pas à comprendre. Il l'impute à son état, ce soir-là. D'après ses déclarations, il avait bu de l'alcool et fumé du cannabis. Il circulait à vélo lorsqu'il a soudain flashé sur cette jeune inconnue. Il a reconnu le viol, mais ne se souvient pas d'avoir fait usage d'un cutter. Il était ensuite reparti chez lui, comme si de rien n'était.
S'agissant d'un viol aggravé par l'usage d'une arme, le jeune homme encourt vingt ans de réclusion criminelle devant la cour d'assises.
La victime sera-t-elle présente au procès ? Rien n'est moins sûr. Ses études terminées, elle est repartie en Chine l'an dernier.
Fabrice CURLIER

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french_redneck

24/04/2010 à 19h52

En tôle!!!! l'incapable de gérer ses pulsion, ma société n'a pas besoin de toi!

le chevalier de...

Reims

24/04/2010 à 12h25

Bravo, à nos policiers que nous ne félicitons jamais assez quand leur action aboutit à nous sécuriser. Ce type de délit devrait pouvoir subsister au casier judiciaire toute la vie de l'individu en raison de ses possibilités de récidive.

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