Publié le mardi 25 novembre 2008 à 01H00 - Vu 40 fois
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aurelie Beaussart
LES policiers ne laissent passer que les secours : pompiers et services GrDF courent. Les automobilistes sont invités à faire demi-tour. Une explosion de gaz vient de se produire rue de la Solidarité, un périmètre de sécurité est déjà mis en place.
« J‘étais en train de fermer les volets du premier », explique cette femme habitant juste au-dessus du bar PMU et dont les fenêtres surplombent la rue de la Solidarité, « j’ai entendu un gros boum. Les vitres ont vibré. J’ai vu une boule de feu s’élever très haut, ainsi que des ardoises. »
Quelques minutes plus tôt, sur le chantier d’aménagement des réseaux enfouis, rue de la Solidarité, une canalisation de gaz a été arrachée par une tractopelle. « Immédiatement, on a arrêté le chantier et prévenu les services de GDF. On a respecté la procédure », explique cet ouvrier, choqué, qui regarde les pompiers déblayer la rue, jonchée de débris.
« C’est lorsque les agents de GrDF ont voulu couper l’arrivée en gaz que l’explosion s’est produite », poursuit Patrick Marsy, directeur territorial à Gaz réseau distribution de France (GrDF). Il a d’ailleurs demandé à un huissier de constater les dégâts.
Le gaz, qui s’était échappé, s’est engouffré dans la cave du numéro 10, et avec l’explosion, la dalle en béton du rez-de-chaussée s’est littéralement soulevée. L’escalier menant à la cave s’est effondré. La déflagration a soufflé de nombreuses vitres, des projectiles se sont fichés sur les façades des maisons (lire par ailleurs).
« Tout de suite après l’explosion, nous avons pensé aux riverains et les avons aidés à sortir », poursuit un ouvrier du chantier. Les dégâts les plus importants ont été constatés au numéro 8, 10, 12 de la rue où la structure même a bougé. Trois maisons jugées inhabitables, en l’état, hier soir. En face, on dénombre aussi des dégâts aux numéros 7 et 5. Tous les riverains présents chez eux, soit une vingtaine de personnes, ont été évacués. Ils ont trouvé refuge au café brasserie de la Vallée, juste au coin de la rue.
Parmi les sinistrés, trois personnes ont été transportées au centre hospitalier de Saint-Quentin.
La locataire du numéro 10, âgée de 20 ans, brûlée au visage, semble la plus grièvement blessée.
Les deux autres victimes, un ouvrier de 50 ans et un riverain de 23 ans, souffriraient, selon les secours, de blessures légères.
Enfin, deux personnes âgées, fortement commotionnées, se sont présentées aux urgences dans l’après-midi où elles ont été placées en observation.
Le lieutenant-colonel Jérôme Vincent, ainsi que son bras droit, le commandant Albertini ont, côté pompiers, géraient le dispositif ; une vingtaine de pompiers venus de Saint-Quentin, Fresnoy et Bohain, ainsi qu’une équipe de sauvetage déblaiement de Château-Thierry.
Le sous-préfet, Jacques Destouches, est venu prendre le pouls de la situation et s’assurer que tout était mis en œuvre pour assister les victimes.
Le commissaire David Boileau a fait venir, en plus des onze fonctionnaires de police, les membres de la police technique et scientifique sur place. Ils ont effectué diverses photos et relevés.
Par ailleurs, des techniciens d’un laboratoire scientifique de Paris se déplaceront aujourd’hui pour aider les policiers saint-quentinois à déterminer l’origine exacte du sinistre.
LES policiers ne laissent passer que les secours : pompiers et services GrDF courent. Les automobilistes sont invités à faire demi-tour. Une explosion de gaz vient de se produire rue de la Solidarité, un périmètre de sécurité est déjà mis en place.
« J‘étais en train de fermer les volets du premier », explique cette femme habitant juste au-dessus du bar PMU et dont les fenêtres surplombent la rue de la Solidarité, « j’ai entendu un gros boum. Les vitres ont vibré. J’ai vu une boule de feu s’élever très haut, ainsi que des ardoises. »
Quelques minutes plus tôt, sur le chantier d’aménagement des réseaux enfouis, rue de la Solidarité, une canalisation de gaz a été arrachée par une tractopelle. « Immédiatement, on a arrêté le chantier et prévenu les services de GDF. On a respecté la procédure », explique cet ouvrier, choqué, qui regarde les pompiers déblayer la rue, jonchée de débris.
« C’est lorsque les agents de GrDF ont voulu couper l’arrivée en gaz que l’explosion s’est produite », poursuit Patrick Marsy, directeur territorial à Gaz réseau distribution de France (GrDF). Il a d’ailleurs demandé à un huissier de constater les dégâts.
Le gaz, qui s’était échappé, s’est engouffré dans la cave du numéro 10, et avec l’explosion, la dalle en béton du rez-de-chaussée s’est littéralement soulevée. L’escalier menant à la cave s’est effondré. La déflagration a soufflé de nombreuses vitres, des projectiles se sont fichés sur les façades des maisons (lire par ailleurs).
« Tout de suite après l’explosion, nous avons pensé aux riverains et les avons aidés à sortir », poursuit un ouvrier du chantier. Les dégâts les plus importants ont été constatés au numéro 8, 10, 12 de la rue où la structure même a bougé. Trois maisons jugées inhabitables, en l’état, hier soir. En face, on dénombre aussi des dégâts aux numéros 7 et 5. Tous les riverains présents chez eux, soit une vingtaine de personnes, ont été évacués. Ils ont trouvé refuge au café brasserie de la Vallée, juste au coin de la rue.
Parmi les sinistrés, trois personnes ont été transportées au centre hospitalier de Saint-Quentin.
La locataire du numéro 10, âgée de 20 ans, brûlée au visage, semble la plus grièvement blessée.
Les deux autres victimes, un ouvrier de 50 ans et un riverain de 23 ans, souffriraient, selon les secours, de blessures légères.
Enfin, deux personnes âgées, fortement commotionnées, se sont présentées aux urgences dans l’après-midi où elles ont été placées en observation.
Le lieutenant-colonel Jérôme Vincent, ainsi que son bras droit, le commandant Albertini ont, côté pompiers, géraient le dispositif ; une vingtaine de pompiers venus de Saint-Quentin, Fresnoy et Bohain, ainsi qu’une équipe de sauvetage déblaiement de Château-Thierry.
Le sous-préfet, Jacques Destouches, est venu prendre le pouls de la situation et s’assurer que tout était mis en œuvre pour assister les victimes.
Le commissaire David Boileau a fait venir, en plus des onze fonctionnaires de police, les membres de la police technique et scientifique sur place. Ils ont effectué diverses photos et relevés.
Par ailleurs, des techniciens d’un laboratoire scientifique de Paris se déplaceront aujourd’hui pour aider les policiers saint-quentinois à déterminer l’origine exacte du sinistre.
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Ils racontent le choc, la peur, le bruit…
11 h 45. La salle du café s'est transformée en refuge où les sinistrés tentent de reprendre pied. Une vingtaine de personnes - retraités, mères de famille, nourrissons - sont assises autour d'une boisson chaude. Certains portent, sur les épaules, une couverture de survie. « On a froid, c'est le stress qui retombe. » Les yeux rougis, la voix tremblante, ils racontent la surprise, le choc, la peur, le bruit…
D'autres pleurent silencieusement. Des larmes qui coulent nerveusement sans pouvoir arriver à les retenir. « Un gros boum, et puis une flamme de plusieurs mètres de haut et la pelleteuse qui brûlait », explique cette habitante du numéro 13, « juste le temps d'habiller mon enfant et je suis sortie. »
Certains sont restés cloués sur place, incapables de savoir ce qu'il fallait faire.
D'autres encore sont allés se réfugier dans le jardin donnant sur l'arrière de leur maison au cas où le feu se propagerait comme Jean et Jeanine, tous deux âgés de 82 ans.
Tous parlent de portes, de fenêtres volant dans les airs, de projectiles tels des boulets de canon se logeant dans les façades, de vitres soufflées, dont les bris de verre sont venus se loger partout dans la maison.
D'autres comme Amandine, 25 ans, évoque le tremblement et les murs lézardés.
Plus d'une demi-heure après le choc, les habitants de la Solidarité ont mal à la tête : « Avant l'explosion, on n'avait pas senti le gaz, mais après, l'odeur était très prenante. » Il y a aussi le bruit provoqué par le gaz qui s'est échappé sous une pression de 4 barres : « Il faisait chaud et le sifflement aigu faisait tourner la tête. »
Les élus, Freddy Grzeziczak, Alexis Grandin et René Huel, accompagnés de M. Lefranc, le directeur du CCAS, sont venus écouter et rassurer les sinistrés.
A midi, la ville leur a offert une collation.
Les maisons du 8, 10 et 12 ayant été déclarées inhabitable en l'état, les familles concernées ont été relogées dans leur famille, cette nuit.
Si leur situation perdure et s'ils le souhaitent, la Ville leur trouvera un logement d'urgence.
A.B.
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