Prostitution « classique » : quatre lieux chauds à Reims

Prostitution « classique » : quatre lieux chauds à Reims

Publié le lundi 01 décembre 2008 à 01H00 - Vu 13237 fois

Point d'érotisme dans la prostitution mais du sexe à l'état brut motivé - côté filles - par une profonde détresse sociale (drogue, précarité, exploitation par des réseaux…). Poètes s'abstenir.
À Reims, quatre lieux de prostitution sur la voie publique sont recensés par les services de police. Le plus célèbre est au Boulingrin, « sous la tente ». Une quinzaine de prostituées y travaillent parmi lesquelles - attention messieurs ! - « deux ou trois travestis ».
« Il y a aussi le haut des Promenades. Ce sont souvent des filles d'origine exotique, Africaines pour la plupart, mais ça ne bouge plus trop en ce moment là-bas », explique un policier. « À cause des travaux du tramway, le parking est devenu difficile d'accès. Ça décourage les clients. »
Le troisième endroit se trouve juste derrière le commissariat, place Sainte-Claire. Africaines ou Rémoises s'y côtoient, « entre cinq et dix », selon la police.
Il y a enfin le parking du centre routier de la zone Farman avec « une ou deux filles », « des professionnelles de la passe en cabine ».
Tarifs
En règle générale, les tarifs - avec préservatifs - sont de 15 € pour une fellation, 40 € « l'amour » (la pénétration).
Animé toutes les nuits, le petit parking coincé entre la piscine olympique et la sortie d'autoroute Reims-Cathédrale n'est pas un lieu de prostitution mais de rencontres entre échangistes (avec les voyeurs dans leur sillage). Les lieux de drague homosexuelle sont en face, au parc Léo-Lagrange.
A l'extérieur de Reims...
À l'extérieur de Reims, la prostitution s'exerce sur la RN31 entre Muizon et Jonchery-sur-Vesle, au niveau des parkings du lieu-dit « Bois Legras ».
« Il ne faut pas se tromper de côté. À droite, quand on circule dans le sens Reims-Soissons, ce sont les homosexuels. Les prostituées sont dans les bois à gauche », prévient un gendarme qui a participé en 2007 au démantèlement d'une filière bulgare qui envoyait ses filles au bois Legras.
« Après le démantèlement du réseau bulgare, des Africaines ont voulu s'accaparer le terrain mais les contrôles incessants de la gendarmerie les en ont dissuadés. Il y en a encore quelques-unes, mais ce que l'on voit aussi, ce sont des femmes de Reims qui viennent là arrondir leurs fins de mois, bien souvent avec le mari qui surveille à côté. » Nous l'avons dit : poètes s'abstenir.
F.C.
Quatre lieux de prostitution sur la voie publique sont recensés à Reims.

L'union l'Ardennais