Publié le mercredi 10 août 2011 à 10H02 - Vu 1209 fois
« Des jeunes s'alcoolisent, comme on peut le constater en voyant le tas de bouteilles qui traînent le lendemain. »
REIMS (Marne) Quartiers Europe, Trois-Fontaines et Laon-Zola. Il ne se passe pas deux jours sans qu'un Rémois ne nous téléphone ou nous envoie un mail pour évoquer les nuisances de voisinage qu'il subit dans son quartier. Quelques exemples.
NOUS l'avons déjà évoqué il y a quelques semaines dans une double page consacrée au quartier Europe Chemin-Vert. Les petites incivilités quotidiennes qui se multiplient de la Place Jean-Moulin au parc du Tyrol via la galerie commerciale pourrissent la vie de ce quartier qui ne demande pourtant pas grand-chose pour vivre heureux. Photos à l'appui, un riverain qui habite dans ce quartier depuis 36 ans évoque le calvaire vécu régulièrement par les habitants « depuis », dit-il « que la mairie a commencé à détruire des logements à Wilson et replacé des habitants dans le quartier Europe. »
C'est surtout le week-end, et pas seulement durant les grandes vacances que les tapages nocturnes sont les plus nombreux. « Des jeunes squattent le parc parfois de 19 heures le soir à 8 heures du matin. Ils gueulent comme de beaux diables, s'alcoolisent comme on peut le constater en voyant le tas de bouteilles qui traînent le lendemain. Si on appelle la police elle ne vient pas et on nous dit que ce n'est pas la vocation du bureau de police du quartier que de faire la discipline. Ils sont là pour prendre les mains courantes et enregistrer les plaintes. C'est au commissariat central d'intervenir. Et dire qu'on a aussi des tas de gendarmes dans le quartier, c'est un comble. »
Fermer le parc
« La journée », poursuit ce retraité qui ne tient pas à donner son nom par « peur des représailles », « des motos de cross, des boosters et même des motos pockets circulent dans le parc n'importe comment, au risque de blesser un promeneur. Ils insultent parfois les gens qui osent faire une réflexion. Il serait largement temps de faire la chasse à ces intrus. Il y a aussi un plan d'eau. Il n'est pas utilisé parce qu'il fuit. Alors on laisse un fond d'eau dans lequel baignent régulièrement des sacs en plastique ou des canettes.
«Ce parc qui était fort agréable s'est lentement détérioré malgré des investissements qui ont pu y être faits. Pourquoi ne pas envisager de fermer ce parc le soir comme cela se fait ailleurs en ville ? Au conseil de quartier on me répond qu'il n'y a pas d'argent. Quand il y aura eu un blessé ou un mort il sera bien temps de venir pleurer. »
La peur au ventre
On a pu le constater aussi. Interrogés officiellement ni les responsables de la maison de retraite Jean D'Orbais toute proche, ni la plupart des commerçants n'osent se plaindre. La peur des représailles est la plus forte et beaucoup ont préféré depuis longtemps baisser les bras.
Bilan de ce retraité : « le bistrot s'est fait voler plusieurs fois en peu de temps. Le soir, au coin du Leader Price c'est un défilé de petits dealers qui font leurs petites affaires. Ca plus les crachats, les injures, les menaces parfois, on comprend que de plus en plus de personnes âgées n'osent plus venir au centre commercial. »
C'est la tranche de vie ordinaire d'un quartier qu'en mairie on s'accorde à trouver calme. A chacun son point de vue.
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