Publié le mardi 16 mars 2010 à 11H00 - Vu 348 fois
Si des décisions ont été prises, de trop nombreux camions français comme étrangers l'ignorent encore.
VÉRITABLE serpent de mer aussi bien lors des débats en conseil municipal qu'au bistrot, le transit des poids lourds par le centre-ville a connu un nouvel épisode ce week-end. Les gendarmes de la compagnie de la ville, flanqués de plusieurs collègues du peloton autoroutier, ont voulu marquer les esprits des chauffeurs routiers.
Toujours pour le même motif : éviter au maximum le transit des poids lourds dans les rues étroites de Sainte-Ménehould. Postés au lieu-dit la côte de la Biesme, à la limite entre la Meuse et la Marne, les gendarmes ont arrêté les poids lourds pendant quatre heures. Bilan, cinq chauffeurs se sont vus dresser des procès-verbaux pour non-respect de la réglementation sur le transit et quatre autres ont écopé d'amendes forfaitaires pour d'autres infractions. Une manière de dire pour les gendarmes qu'ils ne lâchent pas l'affaire. « Il faut constater que depuis plusieurs mois, le trafic des poids lourds se réduit au centre-ville. C'est un fait », constate le capitaine Jay.
Cependant, personne ne peut obliger les poids lourds à emprunter l'autoroute, ni les forcer à s'acquitter des droits de péage.
« Il y a également le cas des convois exceptionnels. Il est bon de rappeler que ces derniers n'ont aucune possibilité de circuler sur les autoroutes, ce qui constitue un problème dans la traverse de Sainte-Ménehould. »
Bref, si les gendarmes ont frappé, il y a de fortes chances pour qu'ils récidivent bientôt. À force de pénaliser les routiers, peut-être que ces derniers dévieront leurs trajets. « Le mot commence à circuler dans certaines entreprises, il faut continuer à sensibiliser », poursuit l'officier.
Arrêté municipal
Si le trafic subsiste, ce n'est pas faute d'avoir pris des décisions. Ainsi, un arrêté de 1996 interdit le transit des poids lourds, à l'exception des transporteurs et des activités locales. Rien n'y fait, la valse des camions perdure. Frédéric Peletier, président de l'association ménéhildienne pour « pallier les nuisances des poids lourds en transit » a décidé d'alerter via une lettre l'ensemble des responsables politiques et institutionnels du secteur.
Dans cette missive, il se dit « surpris de constater que le maire de Sainte-Ménehould a pris acte d'une décision d'abandon de la réalisation de la déviation sans proposer d'autre solution pour pallier les nuisances provoquées par l'intensité du trafic croissant de camions dans la traversée de la ville ».
On l'aura compris, même si la gendarmerie et les pouvoirs publics prennent des mesures, ils ne peuvent pas faire de miracles. Il convient aussi aux chauffeurs et aux responsables des entreprises de transport de respecter les règles.
Th.D.
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