Publié le samedi 20 février 2010 à 11H00 - Vu 102 fois
Elle a fait tatouer sur son épaule droite les Blues Brothers (le fameux tandem John Belushi et Dan Aykroyd) et juste en-dessous, l'homme de sa vie, mais celui-là elle le montre moins facilement.
Pour Nina Van Horn, le blues dans la peau n'est pas une phrase en l'air. Elle a fait tatouer sur son épaule droite les Blues Brothers (le fameux tandem John Belushi et Dan Aykroyd) et juste en-dessous, l'homme de sa vie, mais celui-là elle le montre moins facilement.
Jeudi soir, elle et son groupe international (un Japonais, un Américain et deux Français...) ont littéralement enflammé la salle Manureva. La blueswoman française vient de sortir un superbe album, «Hell of a woman», consacré aux femmes du blues : les pionnières comme Ma Rainey, Victoria Spivey, Georgia White, Bessie Smith, Billie Holiday également, etc. Nina leur a consacré aussi un livre dans lequel elle raconte en détail leurs vies souvent courageuses et mouvementées, aux fins parfois tragiques comme celle de Bessie Smith, blessée grièvement en 1937 dans un accident de voiture à Clarksdale (Mississippi) et qui aurait peut-être pu être sauvée si l'on avait accepté de la soigner dans un hôpital... réservé aux Blancs !
Nina Van Horn raconte tout cela entre deux chansons avec une fougue et presque une rage contenue. «Mais», dit-elle, «je n'ai aucun mérite, je ne suis pas en danger, pas comme elles»... Pas comme Billie Holiday, par exemple, lorsqu'elle a osé chanter pour la première fois en public, un soir de 1939 au Café Society de New-York, la chanson «Strange Fruit» qui dénonçait les lynchages de Noirs dans les états du Sud où l'on retouvait parfois de pauvres suppliciés pendus aux arbres.
Respect tout de même Mme Van Horn !
Patrick FLASCHGO
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