Publié le vendredi 14 août 2009 à 01H00 - Vu 72 fois
Véhicules, papiers, temps de conduite ont été passés au crible.
Julien Assailly
« Heureusement qu'il y a les contrôles de la gendarmerie ! Ça en calme certains ». On pourrait croire que les chauffeurs de poids lourds font la grise mine de s'arrêter un gros quart d'heure pour vérification des papiers. En entendant ce conducteur rémois, rien de moins sûr !
Examen draconien
Toute la journée d'hier, une file de poids lourds attendait aux abords du rond-point de Mercin-et-Vaux, à côté de Soissons. Loin d'être un rassemblement spontané de chauffeur, il s'agissait d'un contrôle de la gendarmerie et de la Direction régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement (Dreal) de Picardie. « Il ne faut pas relâcher notre vigilance, y compris avec les poids lourds », indiquait le sous-préfet de Soissons Paul Coulon, également sur place.
L'objectif de l'opération était ainsi limpide : traquer les infractions des « mammouths » de la route, et notamment celle à la réglementation sociale européenne sur les temps de conduite et de repos. Des infractions qui peuvent devenir la source de drame. Les onze accidents, dont trois mortels, de poids lourds dans le département, depuis le début d'année, l'illustrent.
Par rapport à celle des « voitures », l'inspection des camions est beaucoup plus lourde. « Des dérogations sont possibles, mais le temps réglementaire de conduite est de 9 heures dans une journée, avec une pause de 45 minutes toutes les 4 h 30 », indique la responsable de l'unité réglementation des transports de la Dreal Véronique Ballestra. Pour vérifier ces données, les techniciens du service de l'État examinent la carte à puce où sont enregistrées les données de chaque véhicule. En tout, dix-neuf infractions de ce type auront été constatées dans la journée.
Le contrôle ne s'arrête pas là. Permis de conduire, attestation de formation, carte grise, lettre de voiture (chargement), surveillance de la charge et de l'état du véhicule… tout est passé au crible. Parfois les chauffeurs ont même du mal à s'y retrouver. Un chauffeur étranger, au fort accent de l'Est, en fait les frais. « Un autre a pris les papiers dans son camion. C'est toujours dans le « bahut » du vieux que ça se passe. Je vais demander au patron de vous les faxer. »
J.A.
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