Publié le samedi 27 février 2010 à 11H00 - Vu 317 fois
Martial Cochet est le délégué local de la Fédération française des motards en colère (FFMC).
«LES motards n'ont qu'à respecter le code de la route, ou prendre le métro.» Cette phrase prononcée par Michèle Merli, déléguée interministérielle à la sécurité routière est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
« Depuis huit mois, une réflexion est menée avec le gouvernement sur la reconnaissance des spécificités des deux roues motorisé, et voilà ce qui en ressort », s'indigne Martial Cochet, délégué local de la fédération française des Motards en colère (FFMC).
Circulation inter-files
Pour protester, l'association appelle tous les conducteurs de deux roues motorisés à manifester. Un défilé de motos en file indienne partira de la place de la liberté, le samedi 13 mars et empruntera notamment la rue du Général-Leclerc, le viaduc de Picardie, le boulevard Victor-Hugo, le quai Gayant, le boulevard Roosevelt, la rue Émile-Zola, et enfin la rue d'Isle.
« C'est une démonstration par l'absurde. Une moto n'est pas une voiture, appliquer le code la route à la lettre, c'est possible, mais ça gène tout le monde », estime Martial Cochet. Les motards veulent notamment faire reconnaître officiellement la pratique de la circulation inter-files par les deux roues dans les embouteillages, une pratique qui n'est pas définie dans le code de la route en France mais qui est autorisée dans certains pays européens, selon la FFMC. « Il y avait une certaine tolérance sur ce point-là, mais la police commence à verbaliser à tout va, surtout dans les grandes villes. Pourtant, l'augmentation du nombre de motard (+60 % en 10 ans) contribue à la fluidification du trafic routier, assure Martial Cochet. C'est pareil pour le stationnement, si chaque moto occupait une place de voiture, ça poserait des problèmes. »
Autre crainte des cyclomotoristes : l'instauration d'un contrôle technique pour les deux roues, auquel Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports s'est déclaré très favorable.
Contrôle technique
« Cela représenterait un coût supplémentaire alors que c'est inutile », jugent les motards. Selon une étude approfondie sur les accidents en motocycles (plus de 900 accidents analysés, dans cinq pays d'Europe), moins d'1 % des accidents étaient dus à une défaillance technique du deux roues. « Les motards sont très attentifs à l'entretien de leur véhicule, ils ne sont pas protégés et la moindre défaillance peut causer leur mort. »
Pour faire entendre ces revendications, les motards axonais comptent sur leurs homologues Ardennais et Marnais pour grossir les rangs de leur manifestation. 600 à 800 cyclomotoristes sont attendus.
Rémi HAVYARIMANA
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