Publié le jeudi 04 septembre 2008 à 01H00 - Vu 19 fois
LE jeudi 21 août, dans nos colonnes, Dominique Haudecœur, lourdement handicapé, au chômage et à ce titre client habituel de l'Escale, poussait un coup de gueule. Il expliquait avoir, le 17 juillet, acheté à l'association des pizzas et des yaourts dont la date de péremption était largement dépassée : la date limite de consommation des pizzas était fixée au 11 janvier, celle des yaourts au 13 février. « Loin de moi l'idée de contester l'aide alimentaire que nous apportent les associations », expliquait-il, « Mais faut-il, parce qu'on est pauvre, bouffer de la merde ? ».
Aujourd'hui Christine Ferron, la responsable de l'Escale, et Georges Tilman, le président départemental de la Banque alimentaire, souhaitent apporter quelques précisions. Premier point, les pizzas incriminées avaient bien une date de péremption au 11 janvier 2008, « mais elles ont été livrées à la Banque alimentaire après congélation dans les conditions requises, conservées en chambre froide à -18 °C, transportées à l'épicerie sociale en camion frigorifique, puis transférées en congélateur. La chaîne du froid n'a, à aucun moment, été rompue. Le rôle d'un congélateur n'est-il pas de conserver des aliments au-delà de leur date de péremption ? », demande Georges Tilman.
Le 17 juillet, jour de leur achat, ces pizzas étaient donc encore consommables. Par contre, leur destin après cette date n'était plus du ressort de la Banque alimentaire ou de l'Escale, surtout jusqu'au 21 août, jour de parution de l'article. Tout dépendait donc du mode de conditionnement choisi par Dominique Haudecœur entre ces deux dates.
Concernant cette fois les yaourts, « Nous approchons ici du burlesque », s'exclame Georges Tilman. « Voilà en effet des yaourts aux fruits (que la Banque alimentaire n'a jamais livrés !) datés du 13 février et encore en rayon le 17 juillet ! Tout le monde sait qu'on ne congèle pas les yaourts ». Christine Ferron se montre elle aussi véhémente : « Peut-on penser que je sois inconsciente au point de laisser des yaourts périmés en rayon pendant plus de cinq mois, alors que je peux être contrôlée par les services vétérinaires à tout moment ? C'est d'un pur ridicule ! »
Les deux responsables associatifs, qui s'inquiètent du discrédit jeté sur l'activité de l'Escale et la conscience professionnelle de sa responsable, tiennent donc à rassurer les quelque 10.000 Ardennais qui, chaque année depuis 20 ans, consomment les produits fournis par la Banque alimentaire : « Nous n'avons jamais connu le moindre problème et celui évoqué dans l'article du 21 août n'en était pas un. »
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