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Les craintes d'un riverain de la rue de l'Industrie Une zone de non-droit ?

Publié le vendredi 09 octobre 2009 à 01H00 - Vu 52 fois


Pour Gilles Piat, l'incendie n'est pas accidentel, ce que confirme le commissaire Mouronvalle.

Pour Gilles Piat, l'incendie n'est pas accidentel, ce que confirme le commissaire Mouronvalle.

Corinne Lange


«ON a commencé à voir fleurir les tags en 1996 et puis tout s'est rapidement dégradé… » Pour Gilles Piat, la rue de l'Industrie a perdu de sa superbe. Celle-là même qui l'avait séduit en 1986 pour devenir propriétaire d'une jolie maison de cette rue du centre-ville de Châlons. Une petite impasse jouxtant l'ex Coopérative marnaise, aujourd'hui occupée par le Centre national des arts du cirque.

« C'est vrai que les murs de la coopérative sont parsemés de tags », confirme Gilles Piat, mais aujourd'hui, le riverain dénonce une rue qui part à vau-l'eau. Et c'est peu dire pour le quadragénaire !

Le dernier événement en date remonte à la nuit de lundi à mardi. « Une voiture épave a été incendiée et le feu s'est propagé à un second véhicule », explique Gilles Piat, devant les carcasses des deux autos.

PV dressé

Un incendie volontaire confirmé par le commissaire Mouronvalle, en charge de l'enquête.

« Lorsque les policiers sont venus mener leur enquête, je leur ai également signalé la présence d'une autre voiture épave. »

Une Fiat beige, légèrement abîmée, stationnée sur le trottoir depuis la fin du mois de mai.

« J'avais déjà signalé le fait à la police municipale en juillet. Un PV avait été dressé puis, depuis, plus rien. » Nouveaux coups de fils le 18 août puis le 29 septembre. « On me répond toujours que le nécessaire va être fait. »

Alors pour le Châlonnais, les nids de poule qui jonchent la rue et les détritus éparpillés régulièrement sur le trottoir, ça devient anecdotique. Ou presque… « Entre la taxe foncière et les impôts locaux, je donne près de 2 600 euros à la collectivité », dénonce-t-il.

Du coup, l'homme décide de monter au créneau. « Je suis intervenu lors d'un conseil de quartier. J'ai ensuite reçu un courrier de la mairie m'indiquant que les travaux de voirie allaient être faits. Rien. »

Un repère de dealers

Plus grave ! Au bout de la rue, il y a le canal. Un coin isolé devenu, selon Gilles Piat, « le repère des dealers. Chaque nuit, on entend les allées et venues des voitures. Quand on alerte les policiers, ils se rendent vite sur place, c'est vrai, mais ne faudrait-il pas augmenter les patrouilles dans ce secteur ? », s'interroge-t-il.

« Aujourd'hui, je déconseillerais aux gens de venir promener leur chien ici, la nuit tombée. » Le riverain espère ainsi alerter la municipalité, « ne serait-ce que pour venir nettoyer les tags et faire patrouiller la police municipale un peu plus dans ce secteur. Et surtout enlever cette voiture épave qui risque à tout moment d'être incendiée. » Car depuis l'incendie des deux voitures, Gilles Piat n'émet qu'une crainte : « Que ce soit la porte ouverte à tous les débordements et que la rue de l'Industrie devienne la zone, tout simplement. »

Corinne Lange

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jg

12/10/2009 à 13h35

Faisant régulièrement mon jogging sur les bords du canal, je confirme que les lieux sont loin d’être sereins.
Un éclairage le long du canal, sur la portion urbaine, serait peut être un élément de solution ?

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