Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

Le site historique de La Neuville-au-Pont Là où l'eau est un miracle

Publié le dimanche 05 février 2012 à 13H12 - Vu 232 fois


1 2 3
La statue de la Vierge trône encore dans la niche.

La statue de la Vierge trône encore dans la niche.


La fontaine de la Côte-à-vignes a été l'objet de nombreux pèlerinages : on lui prêtait en effet des pouvoirs de guérison et la faculté de réaliser des miracles.

ON doit à Jean Claude Léger, auteur d'une complète et remarquable « Histoire de La Neuville au Pont », une évocation du site de Côte-à-vignes. Cette dernière lui procure la photo de couverture, prise depuis la plateforme supérieure avec la vue sur la vallée qu'elle domine. Il mentionne, en début de l'article parfaitement documenté qu'il lui consacre, une particularité révélatrice, la présence en crête d'une fontaine située juste en dessous de son sommet : mise en place naturellement par la géologie, elle aurait été source de miracles.
Des guérisons spontanées
L'abbé Lallemand, historien local bien connu, rappelle que Manehilde, la sainte patronne de la ville de Menou, vivait sur cette colline et y opérait des miracles : tel ce jour, où, pour répondre à la prière de visiteurs mourant de soif, elle frappe la terre de son fuseau et fait jaillir du sol cette eau dont les vertus se sont manifestées plus d'une fois au cours des âges.
La suite des guérisons dues aux propriétés de cette boisson est longue : une sœur de Beauzée-sur-Aire venue malade et paralysée repart guérie, un enfant amené par sa mère retrouve la vue, des malades venus de tous les villages alentours, de Virginy, des Islettes, bénéficient de ces bienfaits.
Bon nombre de personnes à l'époque emportent chez eux de l'eau miraculeuse pour les soins en cas d'accident ou de maladies. La superstition s'en mêle parfois : on vient à la fontaine avec le linge du malade. Mis dans le réservoir d'eau, s'il coule la mort approche ; s'il surnage la guérison va survenir. Un tel renom vaut au site un pèlerinage à la fontaine miraculeuse. Elle a été surmontée d'une niche rustique renfermant la statue plusieurs fois séculaire.
On rapporte qu'en 1792, lors de la bataille de Valmy, la femme Burgault, de La Neuville-au-Pont, a traversé les lignes prussiennes, emportant la statue dans sa hotte. Elle l'a conservée par la suite dans un coffre pendant la Terreur. Invoquant un grand bruit dans le coffre en question, elle a pensé alors qu'il était temps de lui redonner son ermitage originel.
Remise solennellement dans sa niche par l'abbé Mellinet, la statue est l'objet de pèlerinages privés puis périodiques. On remplace alors la niche par un édicule encore visible. Le petit sentier conduisant du bas à la fontaine est remplacé par un escalier monumental de 117 marches.
Des pèlerins de toutes parts
Par la suite, c'est un calvaire qui est élevé au dessus sur la plateforme. La terre de la butte est apportée, par brassées, des champs voisins, par les femmes de la paroisse. Programmée longtemps pour le lundi de Pentecôte, on vient de partout pour la tradition du pèlerinage. Le train en gare apporte son flot de pèlerins. Les écoles religieuses de Menou s'y présentent tous les ans, quitte à revenir à pied.
La croix initiale est remplacée en 1843 par une plus importante taillée dans un chêne. Celle qui lui succède en 1866 est renversée par un ouragan en 1929, et renversée encore en 1990 par un sapin.
Une nouvelle sera faite en béton. 25 hommes sont nécessaires pour terminer le travail. Une grue sera amenée pour sa mise en place le 4 juin 1990, sous la bénédiction de Mgr Bardonne, évêque de Châlons.
Remise en état
La statue dans la chapelle disparaîtra, puis sera retrouvée par un pêcheur entre Maffrécourt et La Neuville-au-Pont. Elle sera remplacée par une autre en plâtre. Classée par les Monuments historiques, l'originale est détenue à tour de rôle par les habitants.
Depuis 1987, le Dr Hermann assure avec son association l'entretien et l'embellissement du site. Un renouveau du pèlerinage a provoqué le débroussaillage. Les marches de l'escalier ont subi une réfection, tout comme les rampes et rambardes remplacées par des structures métalliques. Fruits de l'imagination créatrice du regretté ferronnier d'art Jean-Paul Zambaux, des feuilles de vignes courent sur les supports tout au long des marches. Michel Baudot a réalisé l'éclairage.
Bruno Bourg-Broc, député maire de Châlons, et Jean Louis Mabire, maire de La Neuville-au-Pont, ont inauguré le panneau qui retrace l'histoire du site.

Imprimer Recommander Wikio digg

Réagissez

Pour contribuer et recommander vous devez être connecté (création de compte)

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d'utilisation du site www.lunion.presse.fr. A défaut, votre compte sera banni du site.
Voir aussi : La FAQ de la modération

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952