Publié le samedi 20 février 2010 à 11H00 - Vu 319 fois
Vade retro, Satanas ! C'est désormais chose faite.
Satan s'est retiré de la basilique Saint-Remi où il rôdait depuis plusieurs semaines pour voler des bougies, des cierges, des crucifix et des fleurs coupées.
Les policiers sont allés le chercher mercredi midi, alors qu'il importunait deux paroissiennes venues s'occuper bénévolement de la décoration florale de la basilique. Satan, alias Momo, un Rémois de 25 ans obsédé par le Diable, s'est dirigé vers elle pour les baratiner.
A un moment, il a serré la main d'une des paroissiennes, comme pour lui dire au revoir, mais il ne la lâchait plus. Elle a tenté de se dégager.
Dans le mouvement, sa main a été attirée vers le bas, allant toucher le pantalon de Satan derrière lequel elle a cru sentir un sexe en érection !
Horribilitas ! Calamitas ! Sonnés à la rescousse, les chevaliers du commissariat ont galopé ventre à terre pour appréhender le Malin. Il a échappé au bûcher, mais pas à la garde à vue.
Crucifix rapinés
Le Démon l'a-t-il vraiment inspiré lorsqu'il a entraîné la main de l'innocente sur son membre viril ?
Soumis à la question, le possédé a évoqué un attouchement involontaire survenu lorsque la dame agitait sa blanche main pour se libérer de l'emprise.
Le contraire n'ayant pu être rapporté, les accusations libidineuses ont été abandonnées mais lors de la fouille au corps, le personnage a été trouvé porteur de quelques cierges, bougies et fleurs fraîchement larcinés à la basilique.
Or, deux séries de vols similaires eurent lieu début janvier et début février à l'intérieur de l'édifice.
Le suspect a reconnu ses fautes : c'était bien lui le voleur ! Il avait également rapiné des crucifix retrouvés dans son antre.
Interrogé sur ses motivations, l'homme a bargouiné des propos aussi impénétrables que les voies du Seigneur. Le Diable occupe une grande place dans son existence, comme en témoigne la découverte chez lui de nombreuses revues satanistes. Les objets dérobés à la basilique auraient servi à quelque culte ou rituel exhalant le souffre.
Un PV signé de Jésus
Le larcineur est manifestement en proie à des troubles mentaux, fol dingo. À la fin de l'audition, il a signé son procès-verbal « Jésus, Marie, Joseph ». Il a fait l'objet d'une convocation devant le tribunal correctionnel mais avant tout jugement, le voilà déjà à subir le supplice de l'enfermement.
Il était justement recherché pour purger deux condamnations pour vols de quatre mois ferme chacune. Les policiers l'ont transporté à la forteresse du boulevard Robespierre.
F.C.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site






Réagissez