Publié le mardi 04 mai 2010 à 10H52 - Vu 182 fois
Le local de la Corpo de droit a été saccagé ce week-end à la fac Croix-Rouge de Reims. La motivation des auteurs n'est pas claire. Ils ont l'air d'avoir une dent contre la soirée Intercampus.
Les adhérents de l'association « Corpo de droit » ont fait la grimace, hier matin, en revenant au campus Croix-Rouge de Reims.
Pendant le week-end, des inconnus ont saccagé leur local pour des raisons qui laissent perplexes. Aucune motivation politique apparente, comme cela s'est déjà produit dans le passé au préjudice de telle ou telle association estudiantine.
Les nombreux tags barbouillés à la bombe de peinture noire laissent transparaître une violente charge contre les prétendues beuveries étudiantes et la « Nuit des campus » organisée la semaine dernière : « Non à l'alcoolisation des étudiants », « Des subventions pour les cours, pas pour l'alcool », « Abrutisation des masses », « Stop aux cons », « porcherie »… L'une des inscriptions permet d'établir un lien direct avec la grande soirée de jeudi au parc des expos : « Et ça, comme mythe, ça vous va ? » La 12e « Nuit des Campus » organisée dans la nuit du 29 au 30 avril, après une interruption de cinq années, avait pour slogan « le mythe est de retour ».
Ils taguent, ils volent
A la Corpo de droit, personne ne comprend pourquoi le local a été visé. D'une part, aucun problème d'alcool n'a entaché la Corpo. D'autre part, elle n'est qu'une des nombreuses associations fédérées par Intercampus, l'organisateur de la soirée qui s'est d'ailleurs déroulée sans anicroche.
« Il y a eu entre 2.300 et 2.500 étudiants. Tout s'est très bien passé. Il n'y a eu aucun débordement. Nous n'avons eu que d'excellents retours. C'est étrange d'être attaqué là-dessus », s'interroge un responsable de la Corpo.
Les auteurs n'y sont pas allés de main morte. Ils ont sévi entre vendredi, 20 heures, et dimanche, 17 heures. Passant devant le local à cette heure-là, une personne a constaté un trou à la place de la serrure. Elle avait été défoncée. A l'intérieur, c'était la désolation.
« Ils ont tagué partout, sur le sol, sur les murs, sur le mobilier, sur la photocopieuse. Ils ont éventré un canapé et dessiné dessus. Les armoires ont été fouillées, les papiers renversés. »
Non contents de casser, les intrus ont volé un ordinateur portable, un disque dur externe et des documents administratifs sans aucune valeur marchande (notamment des factures). L'argent était déposé dans un coffre-fort. Ils n'ont pu l'ouvrir, mais l'ont aspergé de peinture.
Une plainte a été déposée hier après-midi auprès des services de police. Le préjudice reste à évaluer, mais entre les dégradations et le vol du matériel informatique, l'addition risque d'être corsée.
F.C.
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