Publié le vendredi 18 septembre 2009 à 01H00 - Vu 2 fois
Patrick commence à bien connaître le tribunal correctionnel de Reims. A boire trop souvent, ce maçon de 41 ans s'est retrouvé hier à la barre pour la quatrième fois en seulement cinq mois.
En avril, il a écopé d'une première peine avec sursis pour une conduite en état alcoolique. Deux autres mois avec sursis ont suivi en juin, avec annulation du permis.
Troisième comparution le 31 août pour une conduite alcoolique datant du début de l'année.
Patrick avait récolté une amende de 400 € à payer sous peine de partir de 40 jours en prison.
Le prévenu a un Renault Kangoo qu'il n'a plus le droit de conduire évidemment.
Et pourtant, hier matin, au volant de son véhicule, il a grillé un feu rouge avenue Jean-Jaurès alors qu'il se rendait au travail.
Intercepté par la police, il n'avait pas bu - un bon point - mais s'est quand même retrouvé en comparution immédiate pour la conduite sans permis. Le Kangoo, quant à lui, a pris le chemin de la fourrière.
Le bon copain fait faux bond
Me Wilfred Kounou assure la défense du maçon. « Depuis l'annulation de son permis de conduire, il n'a jamais été absent à son travail car il y avait toujours un bon copain pour l'amener. Sauf ce matin où il n'a pas pu venir. C'est pourquoi il a pris sa voiture. Il a pensé acheter un vélo mais il n'a pas les moyens. Il a une pension alimentaire à payer, des dettes, un crédit de 3 000 euros. Il sollicite une dernière fois l'indulgence du tribunal. Il ne recommencera plus. Il s'engage à prendre le bus tous les matins pour rejoindre son travail. »
Au regard de ses antécédents, le maçon s'en sort plutôt bien. Il est condamné à deux mois de prison ferme, sans mandat de dépôt.
Laissé libre, il purgera sa peine en semi-liberté : le jour au boulot, dodo la nuit en prison.
F.C.
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