Publié le samedi 21 novembre 2009 à 01H00 - Vu 12 fois
On l'imagine aisément, manipuler les feux d'artifices requiert certaines compétences et surtout impose des règles de sécurité. Et les pros de l'activité doivent montrer patte blanche à bien des reprises pour continuer à exercer.
Il faut savoir en premier lieu que les artifices sont classés en quatre catégories, K1 (la moins puissante), K2, K3 et K4 (la plus puissante).
Si les particuliers peuvent acheter du K3, seuls les professionnels peuvent tirer du K4.
Mais à titre d'exemple, le feu d'artifice de Rethel ou de Sault-lès-Rethel est composé de pièces classées K3, à savoir moins de 35 kg de charge pour des diamètres d'artifices inférieurs à 110 millimètres.
« L'artifice en lui-même n'est pas le plus explosif. Ça brûle dans le ciel. Il n'y a qu'une petite partie d'explosif. En revanche, le marron d'air (la détonation qui annonce le début du feu d'artifice) est, lui, plus explosif ».
L'univers est bien sûr assez complexe et les services de la préfecture, de gendarmerie, de la mairie, des pompiers, de la Dreal (ex-Drire) sont parfaitement au courant des techniques employées.
Les époux Capitaine, qui se sont installés avenue Bourgoin à Sault-lès-Rethel, justement parce qu'ils y ont trouvé l'espace pour stocker les artifices, en savent quelque chose. Car si pour tirer les feux d'artifice, il faut respecter des distances de sécurité, il en est de même pour stocker lesdits artifices.
« Une fois que nous avons contracté avec la commune, la société Lacroix-Ruggiéri nous envoie les produits une quinzaine de jours avant le feu d'artifice et nous les stockons dans notre dépôt, qui répond aux normes de sécurité. »
Là encore, des zones aux diamètres différents sont définies selon la quantité d'artifices stockés. « Les zones 1 et 2, les plus exposées en cas d'explosion, disparaissent puisque nous stockons les produits dans des containers spéciaux. Il n'y a pas d'habitation à distance. La préfecture nous a décerné le droit d'entreposer jusqu'à 2 tonnes d'explosifs. Mais même au plus fort de la saison, on n'y est pas. On atteint la tonne environ », précise Dominique Capitaine, documents à l'appui, qui ajoute que « les containers sont dotés de trappes par le dessus, qui, en cas d'explosion, font tout partir vers le haut, donc il n'y a aucun risque pour les gens d'à côté, d'autant que l'artifice, je le rappelle, ne contient pas beaucoup d'explosif, c'est surtout de la flamme ».
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