Publié le mercredi 10 mars 2010 à 11H00 - Vu 148 fois
«ÇA aurait pu assommer quelqu'un ! » Locataire au 5 bis rue Pierre-Curie, Maryline Bompart ne cache pas son inquiétude. Dimanche 28 février au matin, en sortant son caniche, elle a remarqué qu'un morceau du balcon de son voisin était tombé sur le trottoir. Et il ne s'agit pas d'un petit caillou ! Assez lourd, le bloc qui s'est échappé de la façade se porte à deux mains.
« Ça a dû se décrocher du balcon du 1er étage pendant la nuit et personne n'était en dessous heureusement mais c'est tombé en plein milieu du trottoir », commente la Rethéloise, en montrant le gros morceau de balcon ramassé par terre.
De quoi remonter cette locataire qui avait déjà signalé à l'Opac un fait similaire en juillet 2009. « Cette fois-là, c'est un morceau du balcon du 3e étage qui s'était détaché et on pouvait remarquer plein d'autres fissures sur les balcons », précise l'habitante qui avait aussi déposé une main courante en gendarmerie. « L'Opac nous a dit qu'il ferait le nécessaire, mais je n'ai rien vu venir, ni information dans ma boîte aux lettres, ni intervention sur les balcons, pas même une pancarte mettant en garde contre une possible chute de pierres. »
Après ce nouvel effritement de balcon, Maryline Bompard espère que l'organisme réagira rapidement. « Le morceau ne s'est pas détaché à cause de la tempête, il y avait déjà des fissures avant et d'ailleurs il y en a toujours un peu partout sur les balcons », souligne la Rethéloise, montrant une fissure particulièrement prononcée sur un coin du balcon au 3e étage de l'immeuble. « Si ce morceau-là vient à tomber, il pourrait vraiment blesser quelqu'un. Il me semble qu'il faut agir avant qu'un accident se produise et surtout qu'on ne vienne pas dire que l'on n'était pas au courant. »
Encore des fissures
L'habitante s'est ainsi rendue le 1er mars à l'Opac, pour signaler le problème à nouveau. Mais une semaine plus tard, elle n'a rien vu bouger. « Encore une fois, il n'y a même pas eu de banderoles délimitant la zone à risque ni même d'information signalant le risque d'effritement des balcons», précise Maryline Bompart. « Ils m'ont indiqué qu'ils me recontacteraient rapidement, mais en fin de semaine, je n'avais toujours pas de nouvelles donc j'ai signalé le problème en mairie ».
Et l'affaire est prise au sérieux. « Chaque propriétaire doit intervenir sur ses propres bâtiments, mais le maire est tout de même concerné s'agissant de la sécurité des personnes qui marchent sur le trottoir », explique Gérard Lessieux, 4e adjoint. « L'Opac a commandé un maçon qui doit intervenir dans la semaine pour contrôler tous les angles des balcons. Et nous veillerons à ce que ce soit fait. »
Et effectivement, hier, les ouvriers étaient à pied d'œuvre.
Audrey BENZAKEN
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