Publié le mercredi 20 mai 2009 à 01H00 - Vu 37 fois
Gendarmes et policiers municipaux ont expliqué aux lycéens le fonctionnement légal d'une grève.
Nathalie Diot
«ON est en grève parce qu'on ne veut pas que l'option merca en STG soit supprimée », explique une lycéenne adossée à un mur. « Si on n'a pas notre bac, on sera obligés d'aller à Revin ou à Charleville », précise +une autre. « Et aussi parce que d'après le maire vendredi (lire notre édition du samedi 16 mai), rien ne dit que le lycée ne fermera pas dans 3 ans », complète un garçon.
« On est là pour notre lycée, mais aussi pour Givet. On ne veut pas que les Ardennes se vident », a insisté un autre. Voilà les raisons très variées pour lesquelles hier matin plus de 60 jeunes gens étaient réunis devant la cité scolaire Vauban au lieu d'être en cours, et ce depuis 8 heures du matin. Ils auraient même été 85 avant l'arrivée des gendarmes prévenus du tapage. Gribouillis à la mousse à raser sur le trottoir, cartons éparpillés ou affichés sur l'arrêt de bus… Mais aucune dégradation grave finalement. Et heureusement car les lycéens ont commis un oubli de taille : aucun « préavis » de grève n'a été déposé auprès de leur proviseur, Isabelle Dubreuil. Néanmoins, celle-ci les a reçus en délégation à 9 heures pour tenter de les rassurer et leur rappeler que leur grève surprise s'apparentait à de l'absentéisme.
Contrat de site
La réunion qui a suivi avec tous les élèves n'a pas convaincu non plus : tous sont ressortis dans la rue malgré les avertissements (leurs parents recevront donc un courrier indiquant l'absentéisme de leur enfant). Vers 10 h 30, gendarmes et policiers municipaux expliquaient pour leur part « le fonctionnement légal d'une grève » qui, s'il n'est pas respecté, « dans la vraie vie » s'apparente à un délit. Des mots entendus mais qui n'ont pas plus décidé les jeunes à retourner en cours.
Finalement, c'est l'adjointe aux affaires scolaires, Béatrice Leguen, interpellée en mairie par des lycéens qui a accepté de faire le déplacement. À 11 h 30, tous étaient invités à la rejoindre dans une salle pour exposer leur inquiétude. Pendant une demi-heure elle leur a rappelé les résultats obtenus dans le cadre du contrat de site (section natation, bilingue, européenne, 1re STG maintenue, formation Greta) et leur a précisé : « Si je n'ai pas manifesté pancarte à la main vendredi contre la fermeture du lycée, c'est parce que ce n'est pas d'actualité. » Et la proviseur de conclure : « Ce que vous pouvez faire de mieux pour votre lycée, c'est de vous investir vous et vos parents pour avoir de bons résultats ».
Arrivés 32, ils n'étaient finalement plus que 15 à la fin de l'entretien. L'après-midi, une partie des élèves a choisi de poursuivre la grève.
Nathalie Diot
Le maire Claude Wallendorf précise qu'il a appelé le rectorat hier après-midi qui lui a confirmé qu'il n'est absolument pas question d'une fermeture du lycée. Et il ajoute : « Ce type de manifestation ne rend pas service au lycée mais en donne plutôt une mauvaise image ».
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