Publié le mardi 09 février 2010
Dominique Boizet se plaint du froid et de l'humidité, surtout dans sa chambre.
Jacques Berthion
«JE grelotte. Il fait parfois 11 °C la nuit et 14 la journée. Mon gamin de 6 ans vient me rejoindre dans mon lit parce qu'il a froid et il arrive qu'on doive aller dans le canapé du salon ! »
Dominique Boizet, 50 ans, ne supporte plus l'état de son appartement, que lui a octroyé l'Opac en septembre dernier.
Les nuits sur le canapé, tout habillé, avec un chauffage d'appoint qui lui reviendrait à 300 euros par mois, ça suffit. « Je vais avoir des dettes ! »
L'homme qui vit au 12, rue des Boquetiers, nous reçoit avec deux pulls et montre les cinq couvertures qui emballent son lit.
Les radiateurs présents dans l'appartement sont pourtant à fond, mais encore plutôt tièdes.
« Le froid traverse le mur et d'autres locataires ont le même problème, assure-t-il. Tout le monde a des poêles à pétrole. Une dame de 81 ans n'a même pas 16 ° C… »
Il reste que l'appartement en question semble particulièrement concerné par les problèmes d'isolation.
Et pas seulement parce qu'il est situé au-dessus du sous-sol.
« Les précédents locataires sont venus me dire qu'ils se sont sauvés à cause du froid, de l'humidité, des infiltrations… Ils avaient un gosse ».
Ont-ils fait remonter clairement l'information à l'Opac et, si oui, pourquoi rien n'a été fait d'autre que de reproposer l'appartement à un homme en invalidité, souffrant d'une maladie des articulations ?
On ne le saura pas vraiment.
A la fin de notre entrevue, la précédente locataire passe justement dans l'escalier.
Elle confirme le problème et explique qu'en ayant obtenu un appartement dans les étages (mais au sein du même immeuble), ses soucis ont disparu.
« Le linge pourrit dans les armoires »
La thèse de l'appartement maudit est confirmée par le fait que des travaux de plâtre ont dû être refaits dans la salle de bains à l'arrivée de M. Boizet.
« Par le plafond, l'eau coule sur ma table de nuit… Le linge pourrit dans les armoires. Je fais de l'eczéma, ça provient de la moisissure. »
Pour ne rien arranger, Dominique Boizet, depuis 25 ans à l'Opac, dit avoir constaté une dégradation des relations avec l'Office.
« J'ai appelé une dizaine de fois l'Opac, mais ils envoient balader les locataires ! Il a fallu se battre pour avoir les premiers travaux et on me dit que rien n'est prévu pour mon problème » s'indigne le Vouzinois.
Jacques BERTHION









Réagissez