Publié le mardi 01 décembre 2009 - Vu 31 fois
Frédéric Latour souhaiterait que des rondes à pied soient organisées, surtout à l'approche des fêtes.
Olivier RAYNAUD
FRÉDÉRIC LATOUR assistait voilà trois semaines à la traditionnelle « réunion sécurité » qui avait lieu dans le grand salon de l'hôtel-de-ville. Il dit être resté plutôt sur sa faim à l'issue des débats. Il s'explique.
Qu'est ce qui vous a déplu, ou tout au moins gêné dans cette réunion ?
« Ce qui m'a légèrement agacé, c'est que l'on a surtout entendu parler du quartier de la ZUP comme le seul quartier à problèmes de Sedan, alors que je peux vous assurer que le centre-ville n'est pas épargné par les incivilités et la petite délinquance en général. Et là, je parle au nom de dizaines de commerçants. On passe dix heures par jour dans nos magasins, on voit bien ce qui se passe et ce que l'on ne voit pas, ce sont nos clients qui nous le racontent. »
Un braquage de magasin, ce n'est tout de même pas un fait courant à Sedan. Vous ne noircissez pas un peu le tableau ?
« Certes, mais, en plein cœur de la ville, à 18 heures, un dimanche, ce n'est pas très rassurant. Je ne veux pas parler uniquement de faits graves comme celui-là, je parle aussi et surtout des feux de poubelles, des tags, des agressions verbales, des voitures rayées, où des inconscients qui roulent à 80 km/h dans certaines rues. Tout ça, ça se passe régulièrement en centre-ville, pas seulement à la ZUP ou à Torcy. Et je tiens à préciser pour éviter toute récupération de mes propos, que pour moi, la délinquance n'a ni accent, ni couleur. »
Selon vous, de quelle façon faudrait-il agir ?
« Je pense que l'on a besoin de la présence d'une autorité identifiée en centre-ville à partir de la tombée de la nuit jusqu'au moins à la fermeture des magasins. Lorsque je parle d'autorité identifiée, je pense à la police nationale bien sûr, mais aussi, à la police municipale sans oublier les médiateurs, dont le rôle en faisait peut-être sourire certains au départ, mais qui seraient aujourd'hui les bienvenus dans les rues du centre. »
Vous voudriez remettre l'îlotage au goût du jour en somme ?
« Tout à fait. Au moins à l'approche des fêtes de fin d'année en tout cas, car on sait pertinemment qu'il y a une recrudescence de mauvais coups durant ces périodes. Je pense que ce serait à la fois dissuasif et rassurant. D'ailleurs, nous avions déjà demandé des rondes à pied l'an passé, mais manifestement, nous ne sommes pas entendus. »
Vous semblez avoir des griefs contre la police ?
« Absolument pas. J'ai entendu les chiffres et j'ai pu constater que nos policiers avaient d'excellents résultats, notamment en ce qui concerne le nombre d'affaires élucidées. Ils sont même au-dessus de la moyenne nationale. Je pense que ce sont les missions qui sont mal définies et qui manquent de cohérence par rapport à des situations bien précises. Avec l'arrivée de treize nouveaux gardiens de la Paix au commissariat de Sedan, je pense que la surveillance du centre-ville pourrait être un peu mieux assurée, d'autant que nous avons un petit centre-ville. »
Propos recueillis par Olivier RAYNAUD
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