Publié le vendredi 04 février 2011 à 09H01 - Vu 814 fois
REIMS (Marne). Un pervers qui s'exhibait depuis quinze jours devant une même prostituée a été arrêté. Plus gênant : il s'est également masturbé devant deux adolescentes à la gare SNCF.
LES dames qui exercent le plus vieux métier du monde place Sainte-Claire, derrière le commissariat de Reims, sont habituées à en voir, mais il ne faut quand même pas exagérer.
Depuis une quinzaine de jours, un homme prenait un malin plaisir à se masturber devant la même péripatéticienne, une certaine Martine âgée d'une cinquantaine d'années.
Au début, l'obsédé tentait de se faire discret, en se dissimulant dans le renfoncement d'un immeuble. La professionnelle l'avait repéré, si bien que la dernière semaine, il ne se cachait même plus.
Mardi soir, lassée du spectacle, la dame a téléphoné au commissariat. Les policiers ont retrouvé l'individu avec le « pantalon légèrement baissé ». Rémois de 24 ans domicilié dans le quartier, il a reconnu les faits. Pourquoi cette attirance envers la prostituée ? « Elle est belle. »
Film X
Martine n'a pas déposé plainte. En revanche, et c'est bien plus gênant, le pervers s'est également exhibé le 5 janvier devant deux adolescentes d'une quinzaine d'années, dans le hall de la gare SNCF, côté sortie Clairmarais.
Les jeunes filles étaient assises sur un banc. L'individu est passé à plusieurs reprises devant elles, en les regardant avec insistance, avant de se planter face au banc et de sortir son sexe pour se masturber. Il était 9 h 18, selon la caméra de surveillance qui a filmé la scène. Pourquoi a-t-il importuné ces jeunes filles ? « Elles étaient belles. »
Récidiviste
Petit brun à la tignasse broussailleuse, l'homme n'a pas l'air très éveillé. Il est sans emploi, sous tutelle de l'Udaf. L'expert-psychiatre le décrit comme un sujet « immature » aux « capacités intellectuelles très limitées », ce qui atténue sa responsabilité. « Il ne présente pas d'état dangereux. »
Ce n'est pas la première fois que l'individu se masturbe devant la gent féminine. Durant l'été 2005, il s'était exhibé à plusieurs reprises du côté de Ville-en-Selve, où il séjournait dans un institut spécialisé. Il avait pris trois mois de prison assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve.
Depuis, dit-il, il s'était tenu tranquille, jusqu'en ce début d'année où il a cessé d'aller voir son psychiatre et de suivre son traitement. « Je prends plus mes cachets. J'y pense pas tout le temps. »
L'exhibitionniste a été jugé hier après-midi en comparution immédiate. Il s'en est sorti avec un nouvel avertissement : six mois de prison assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve comprenant l'obligation de suivre des soins psychiatriques et alcoologiques. L'enquête a montré qu'il lui arrivait souvent de taper dans la gourde.
F.C.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez