Publié le mercredi 21 avril 2010 à 12H00 - Vu 415 fois
Lundi, un homme de 45 ans était jugé pour agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans. La victime est une fillette de 4 ans.
Lundi, le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières a condamné à un an de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant trois ans, un homme âgé de 45 ans qui avait pris le doigt d'une fillette de 4 ans pour lui faire toucher son sexe. C'est la mère de l'enfant qui a porté plainte.
L'homme, « un bon ami de mon mari », avait l'habitude de venir à la maison, a-t-elle expliqué. « On connaissait son passé » - il y a dix ans, il a fait de la prison pour des attouchements sexuels sur sa fille. Pour autant, il avait toute la confiance de la famille.
Le jour fatidique, le « vieil ami » arrive au domicile du couple, vers 18 heures, pour prendre l'apéro. Il avait emmené la bouteille. « Ma fille était assise sur ses genoux », raconte la maman. Elle jouait avec un paquet d'images qu'il avait apporté ».
C'est au moment où le père de l'enfant est allé aux toilettes que l'ami en question met la main dans son pantalon. Il prend le doigt de l'enfant. On connaît la suite… Le mari revient des toilettes. Le copain est toujours assis à table, la mère est debout dans un coin, tenant sa fille serrée dans ses bras.
Dans un premier temps choquée parce qu'elle a vu, elle n'ose pas le dire à son mari. C'est beaucoup plus tard, après que son mari eut cherché leur fils « au sport », qu'elle raconte tout. Sur le coup, il ne la croit pas.
En tout cas, à la barre du tribunal, l'homme a levé toute ambiguïté : « Oui, j'ai pris sa main pour la faire toucher, mais elle n'a pas touché. Elle a retiré sa main ».
A demi-mot
À demi-mot, il reconnaît les faits. Il avoue avoir une attirance pour les enfants et que le contact qu'il avait eu avec la fillette, l'a excité.
Les déclarations de l'accusé ont suscité l'émoi dans la salle d'audience.
Une expertise médicale a démontré que l'homme avait des problèmes avec l'alcool, que lorsqu'il buvait, le passage à l'acte était facilité. Le médecin expert a décrit l'accusé comme immature et infantile. L'avocat de la partie civile Me Isabelle Colinet a réclamé 15.000 euros de dommage et intérêt pour sa cliente et obtenu 2.000 euros.
Qui plus est, on a appris, au cours de l'audience, que l'homme était, depuis l'année dernière, entraîneur d'une équipe de football pour des garçons de 7 et 8 ans.
Le parquet a interdit à l'accusé d'avoir tout contact avec la victime et avec des mineurs pendant cinq ans.
La défense, assurée par Me Richard Delgenes, a demandé une obligation de soins pour son client. « Il n'y a pas de perversité dans son geste. Il n'a pas les éléments intellectuels pour combattre ses attirances. Il a besoin d'être aidé », a-t-il plaidé. Ce qui va de soi.
Bernard DORDONNE
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