Publié le samedi 17 septembre 2011 à 11H00 - Vu 524 fois
Les policiers de l'environnement ont contrôlé notamment la carte de pêche.
A pied, en voiture ou en bateau, 12 policiers de l'environnement ont mené une opération « coup de poing » sur le lac du Der.
«BONJOUR Monsieur, police de l'environnement ». Tout de gris vêtus, bottes aux pieds, arme à la ceinture, 4 agents de l'Onema (Office national de l'eau et des milieux aquatiques) et de l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) contrôlent un pêcheur installé au bord du lac du Der, sur la « butte de Giffaumont ».
L'homme a mis 4 lignes à l'eau. Il a attrapé deux brochets de 67 et 82 cm de long, ainsi que des gardons. « Après deux semaines où je suis revenu bredouille, ça mord ! » lance la mine ravie le pêcheur qui vient tout droit de Chamouilley, en Haute-Marne. Les policiers de l'environnement vérifient avec attention la carte de pêche, le nombre de lignes mises à l'eau (4 autorisées pour chaque membre d'association agréée) et la taille des poissons qui ne doit pas être inférieure à 50 cm pour les brochets. « Cela permet à l'espèce de se reproduire au moins une fois », explique Francis Guidou, chef du service de la Marne à l'Onema.
« Nous échangeons nos expériences »
Hier, durant toute l'après-midi et jusque tard dans la nuit, 12 agents de l'ONCFS et de l'Onema de la Marne, de la Haute-Marne, ainsi que la Brigade mobile d'intervention de Bar-le-Duc ont sillonné le lac du Der et les cours d'eau situés aux alentours. C'est la première opération d'envergure menée depuis le début de l'année. « Nous échangeons nos expériences respectives et nous montrons aux utilisateurs du lac du Der que nous sommes présents », déclare Francis Guidou. Le lac du Der ainsi que les étangs d'Outines et d'Arrigny font partie de la réserve nationale de chasse et de faune sauvage, qui s'inscrit elle-même dans le réseau écologique européen Natura 2000. « Plusieurs réglementations s'enchevêtrent », précise Vincent Montibert, chef du service de la Haute-Marne à l'ONCFS.
Non-respect de la zone de quiétude
Les policiers de l'environnement doivent veiller notamment à ce que les zones de quiétude temporaires ou permanentes soient respectées ; que les chiens soient tenus en laisse ; que les promeneurs restent sur les digues et les sentiers balisés… La nuit, ils contrôlent que les chasseurs ne tirent pas les canards sur les étangs d'Outines et d'Arrigny. Et que les pêcheurs attrapent bien les carpes sur les sites autorisés.
L'an dernier, l'ONCFS a relevé une dizaine d'infractions sur la réserve nationale de chasse et de faune sauvage qu'il gère. « Essentiellement des non-respects de la zone de quiétude », indique Vincent Montibert. L'Onema, lui, a enregistré une poignée de procédures sur les 400 cartes de pêche existantes sur le lac du Der et les cours d'eau environnants.
Les contrôles menés hier par les policiers de l'environnement ont été bien accueillis. « S'il n'y en avait pas, ce serait le carnage ! » lance un pêcheur haut-marnais. « Ce serait même bien qu'il y ait plus de surveillance, estime un autre pêcheur qui a attrapé un beau brochet de 85 cm de long. Des fois, on voit des choses pas très respectueuses… »
L'ONCFS et l'Onema l'assurent. Ils mèneront d'autres opérations « coups de poing » tout au long de l'année.
Stéphanie GRUSS
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