Publié le mardi 09 février 2010
Le feu de l'avenue des Alliés (à l'angle des rues Pierre-Dac et Salvador-Allende), sera le premier feu tricolore châlonnais à être contrôlé par radar. Automobilistes : attention !
Mélisa HARIOT
«NOUS ne sommes pas là pour emmerder les automobilistes mais pour les prévenir des risques encourus ». En une phrase, le député-maire de Châlons, Bruno Bourg-Broc, résume à sa manière le pourquoi de la future installation d'un premier radar de franchissement, c'est son nom, sur le territoire de sa commune. Le tout premier exemplaire de ce dispositif a été installé à Lyon l'été dernier, dans son sillage, 150 appareils doivent fleurir en France afin de sécuriser les carrefours dangereux, ce sera bientôt le cas dans la ville préfecture.
Effectivement, dès le 19 avril prochain, les automobilistes empruntant l'avenue des Alliés (à hauteur des rues Pierre-Dac et Salvador-Allende) devront plus que jamais respecter la couleur du feu. Pas question d'accélérer au rouge sinon le « cul » de votre voiture jouera les stars bien malgré lui, car il sera flashé.
Signalisation avant…
Le 13 février dernier, le comité interministériel a renforcé le contrôle des infractions aux carrefours munis de signalisation lumineuse par des dispositifs de contrôle-sanction sur tout le territoire, dispositifs reliés au CNT (Centre national de traitement) des infractions de Rennes, comme pour les radars automatiques.
Sollicitée par l'État, la Ville a fait un inventaire des carrefours les plus accidentogènes de son territoire : Fagnières-Brasseries, avenue de Paris-Jean-Jaurès, Kennedy-Verbeau, Churchill-Verlaine, avenue des Alliés - Pierre-Dac.
Des dysfonctionnements
C'est dans ce cadre que la commune a donc autorisé l'État à poser un radar de feux sur ce dernier croisement qui a compté deux accidents en 2004 et 2005, sans compter un accident mortel en 2007. « C'est un outil de prévention et de mise en garde », insiste l'adjointe Frédérique Schulthess, qui contrairement à certains de ses homologues élus dans d'autres communes où ces radars sont d'actualité, souhaite « une présignalisation » de ce dispositif. « C'est une action de prévention, il ne faut donc pas piéger les automobilistes », poursuit l'adjointe, se défendant avant tout d'inscrire cette installation dans le cadre d'une opération nationale de sécurité routière.
Ce premier radar pourrait en appeler d'autres, notamment aux croisements jugés les plus accidentogènes de Châlons. Pourtant bien « perchés », ces radars pourraient être vandalisés, est-ce un risque ? « Pour cela, il y a des sanctions pénales », menace le maire de Châlons qui devra sûrement gérer bien des coups de gueules de ses administrés, sitôt le radar opérationnel.
Car si de prime abord, ce système vise à lutter contre l'insécurité routière, des messages épiques d'automobilistes se récoltent à la pelle sur le net. Exemple : « Je roulais sur un grand boulevard de Clermont-Ferrand à minuit. Le feu est passé à l'orange, je me suis arrêtée, puis le feu est passé au rouge, et là, stupeur. Deux flashs ont jailli de derrière. J'étais arrêtée, j'avais le pied sur le frein, un piéton a traversé. En toute logique, si j'avais brûlé ce feu, toute une famille serait endeuillée ».
David ZANGA









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