Publié le jeudi 17 juin 2010 à 11H00 - Vu 192 fois
Les jurés de la cour d'assises des Ardennes ont examiné hier une affaire de viol et d'agressions sexuelle sur mineure commis par un homme âgé de 61 ans sur sa nièce de 11 ans. Verdict aujourd'hui.
HIER, dès l'ouverture de l'audience de la cour d'assises des Ardennes, l'accusé a annoncé la couleur en plaidant non coupable. L'homme, âgé aujourd'hui de 61 ans et qui a été envoyé devant les assises pour viol et agressions sexuelles sur une mineure âgée de 11 ans au moment des faits, a toujours nié le chef d'accusation depuis le début de cette affaire. Des faits qui se seraient produits à Charleville-Mézières entre janvier 2000 et mai 2006.
L'homme qui a déjà effectué 2 ans, 7 mois et 28 jours d'incarcération préventive, est désagréablement connu de la justice dans la mesure où il a déjà été condamné à trois reprises par une cour d'assises pour viols, agressions sexuelles et tentative de viol, dont une peine de prison de 5 ans en 1975 par un tribunal allemand. Il avait tenté de violer une jeune Allemande âgée de 13 ans qui « avait osé » lui demandé le nom d'une rue.
1re condamnation à 19 ans
Hier l'audience de la cour d'assises des Ardennes a débuté par la personnalité de l'accusé qui a permis de savoir que ce dernier totalisait plus de 30 années de réclusion criminelle dont la première condamnation remonte à l'année de ses 19 ans, mais il était considéré comme un mineur car la majorité était de 21 ans à cette époque. Il avait violé une fillette âgée de 11 ans qui promenait son chien à côté d'une voie ferrée.
C'est Me Francis Pierroux qui a la charge de défendre ce lourd passé judiciaire mais aussi les faits qui lui sont reprochés. Un client qui n'a pas sa langue dans sa poche dans la mesure où tout au long des débats, il a pris des notes et n'a pas hésité à demander la parole au président Lapatie, pour défendre lui-même sa cause. Une situation originale qui a permis d'avoir un débat plutôt animé, hier dans la salle d'audience.
Une gifle
L'expert psychiatrique qui a été entendu, hier, a présenté l'accusé comme un homme cultivé, qui n'est pas dépressif, et ne présente aucun signe de pathologie mentale. Il peut en revanche, a signalé le médecin, présenter des troubles de la sociabilité et avoir un côté manipulateur. En ce qui concerne les faits, ils ont été dénoncés par la victime. La jeune fille, âgée aujourd'hui de 17 ans et qui est placée depuis l'âge de 3 ans en famille d'accueil, avait écrit une lettre à ses accueillants ainsi qu'à un travailleur social du conseil général. La victime avait précisé que son « tonton » l'avait violée et comme elle n'était pas consentante, il lui avait donné une gifle. Des faits qui se seraient déroulés lors d'une soirée anniversaire le 19 mai 2006 dans un chemin de halage à côté de la place Ducale à Charleville-Mézières.
En plus du père et de la mère de la victime, les jurés ont entendu la femme de l'accusé, deux travailleurs sociaux, la responsable de la famille l'accueil ainsi qu'un médecin psychologue.
Une journée d'assises qui s'est terminée par le témoignage de la victime. Cette dernière, très impressionnée a eu beaucoup de mal à s'exprimer. Elle a réussi à dire que l'accusé lui avait caressé à plusieurs reprises les seins et les fesses et qu'il lui avait demandé de lui sucer le sexe.
Aujourd'hui, les trois magistrats professionnels et les jurés vont entendre l'avocat de la partie civile, assuré par le bâtonnier Agnès Chopplet ainsi que la défense, mais aussi le réquisitoire de l'avocat général, pour se faire leur ultime conviction et prononcer le verdict qui sera connu en début d'après-midi.
Bernard DORDONNE
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