Publié le mercredi 03 octobre 2012 à 08H33 - Vu 319 fois
Le projet d'un nouveau quartier à la prison était, comme on le voit, bien avancé.
Le ministère a tranché. Prison et tribunal de Laon ne font pas partie du budget 2013. Le sénateur-maire de Laon entend demander des explications.
La nouvelle est arrivée jusqu'à Antoine Lefèvre, sénateur-maire de Laon, via un mail un peu laconique du ministère de la Justice.
« Mais c'est déjà mieux qu'aucune information », glisse l'élu.
Dans la perspective du projet de loi de finances pour 2013, « le projet de construction du tribunal de grande instance de Laon et le projet de construction de l'établissement pénitentiaire de Laon » n'ont pas été retenus dans le cadre de cet exercice budgétaire.
Sur la forme, c'est déjà surprenant. Pour l'heure, le seul projet concernant le tribunal est une réhabilitation in situ et non une construction, avec notamment les travaux de couverture qui sont en cours. Mais ce chantier devait normalement précéder d'autres interventions d'ampleur sur le palais épiscopal qui accueille les magistrats.
Idem pour le centre pénitentiaire. Ce qui est envisagé (et semble-t-il acté) porte sur une extension de la maison d'arrêt, pas une construction.
« Pour le palais de justice, heureusement qu'on a terminé la toiture », soupire Antoine Lefèvre, qui ne cache pas son incompréhension. De même pour la prison : « J'ai reçu les services immobilier du ministère de la Justice, cet été. Ils m'ont présenté le projet d'extension. Le permis de construire était apparemment à l'instruction. »
Fin 2013, devait naître un quartier « nouveau concept », de 90 à 150 places, pour les courtes peines (moins d'un an) et pour les détenus en fin de peine (également moins d'un an). L'ensemble se voulait moins « prison » afin de travailler sur la réinsertion.
Vendredi, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, a indiqué qu'elle souhaitait parvenir à 63 000 places de prison en 2017 (soit 6 000 de plus) au lieu des 80 000 annoncés par le précédent gouvernement. Elle a plaidé d'un côté pour l'amélioration des conditions de détention existantes et le développement des aménagements de peine.
Parallèlement, la ministre a aussi déclaré qu'elle « ne stopperait pas ce qui a commencé pour ne pas faire perdre de l'argent à l'Etat ». La question est de savoir à quel moment on considère un dossier démarré, sachant que pour la prison, par exemple, il y a sans doute eu des études qui n'ont pas été gratuites.
Toujours est-il qu'on s'interroge désormais : les projets laonnois sont-ils décalés ou abandonnés ? « Je compte demander des explications à Madame Taubira. On peut comprendre qu'il y ait des arbitrages, mais il ne faudrait pas que ce soit toujours l'Aisne qui en fasse les frais », a précisé Antoine Lefèvre. Rappelons que la garde des Sceaux a par ailleurs annoncé la construction d'une prison à Beauvais.
Yann LE BLÉVEC - yleblevec@journal-lunion.fr
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Les dernières contributions
lundy51
08/10/2012 à 15h34
C'est quand au fait le "changement" ?
... tout est normal...
Doug
03/10/2012 à 16h26
Taubira est à côté de ses pompes !!! Et ça ce n'est pas le résultat d'une étude...
Commentaires anonymes
03/10/2012 à 11h59
Plus besoin de place en prison, l’incarcération, n'étant pas la solution.. N'est ce pas madame..