Publié le jeudi 18 mars 2010 à 11H00 - Vu 298 fois
Les deux maisons abandonnées par leurs occupants tombent en ruines, victimes de divers coups de boutoir.
DES riverains du chemin d'Aulnois avaient tiré la sonnette d'alarme l'été dernier (notre édition du 15 septembre).
Des maisons avaient été cambriolées. Certaines étaient la cible de dégradations régulières. Les occupants de deux maisons avaient préféré fuir les lieux, par crainte. Une des demeures avait été acquise par l'office
Mais depuis, ces habitations n'en finissent plus de se détériorer. Et elles se transforment petit à petit en ruines sous l'effet des incendies (spontanés ?) et autres coups de boutoir. Six mois plus tard, force est de constater que les choses n'ont guère évolué.
Certains riverains vivent toujours dans la peur, à la suite à d'intrusions en plein jour, ne serait-ce que pour dérober un vélo.
Des réunions se succèdent sur le sujet et vendredi dernier, un hélicoptère, avec un policier à bord, n'est pas passé inaperçu, semblant effectuant un vol stationnaire au-dessus de la zone. S'agissait-il d'une reconnaissance en vue d'une opération ? Du côté des fonctionnaires, on se refuse à tout commentaire précisant simplement que le chemin d'Aulnois n'était pas forcément visé.
Régulariser avec discernement
En attendant, le maire a été sollicité également par des riverains, mais aussi par des bénévoles, se faisant un peu les défenseurs des gens du voyage.
Du côté de la collectivité, on rappelle qu'à terme la volonté est d'aménager des terrains sommairement pour des familles vivant sur place.
La condition serait que ces familles soient bien identifiées. Et il leur serait demandé un loyer, même modeste. La volonté encore affichée est que ne soient plus tolérées les installations sauvages.
Ceux qui n'ont aucun titre à rester dans la zone seraient priés de partir. Le sujet est complexe et sensible avec d'un côté ceux qui parlent d'une zone de non droit et ceux qui plaident pour une communauté, disent-ils, systématiquement stigmatisée.
La question financière n'est pas anodine non plus. L'aire d'accueil des gens du voyage a représenté un investissement important pour la communauté de communes du Laonnois. Et lors d'un prochain conseil communautaire, une nouvelle dépense sera inscrite au budget pour remettre en état cette aire d'accueil. Par endroits, même le béton y a été attaqué.
Pas sûr que les délégués des villages apprécient de mettre de nouveau la main au porte-monnaie, d'autant que cela ressemble à un puits sans fond.
Yann LE BLÉVEC
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