Châlons-en-Champagne / Hier au quartier Schmit Il menace de faire sauter l'appartement

Châlons-en-Champagne / Hier au quartier Schmit Il menace de faire sauter l'appartement

Publié le jeudi 22 avril 2010 à 12H00 - Vu 202 fois

Ce qui paraissait a priori inquiétant s'est finalement avéré sans danger. Mais la menace n'a pas manqué d'être prise très au sérieux par les autorités chalonnaises, hier matin, lorsqu'une femme s'est présentée, affolée, au commissariat de police de la ville préfecture en affirmant que son ex-concubin venait de piéger son appartement de la rue Philippe- Le-Bon.
Il était environ 9 heures. Aussitôt, policiers, pompiers et techniciens d'EDF et GDF se sont rendus dans le quartier Schmit, classé Zone Urbaine Sensible (ZUS), avant de procéder dans un premier temps à l'évacuation de l'immeuble situé au 17 de la rue, en présence du substitut du Procureur de Châlons-en-Champagne.
Retranché à l'intérieur de l'appartement, l'homme, âgé de 34 ans, avait affirmé à son ex-compagne, de 10 ans son aïeule, avoir mis au point un système de mise à feu destiné à provoquer une explosion au gaz. Déjà connu des services de police, notamment pour des faits de dégradations volontaires, il avait ainsi indiqué son intention de faire sauter l'appartement en cas d'intervention des forces de l'ordre.
C'est un différend au sein du couple, en instance de séparation, qui semble être à l'origine de ce funeste projet. Fort heureusement, le « forcené » s'est rapidement livré sans heurts aux policiers, environ une demi-heure après leur arrivée sur les lieux, avant d'être conduit au commissariat de police pour y être entendu dans le cadre d'une simple audition. Mais dans l'appartement, aucun dispositif de mise à feu ni bouteilles de gaz n'ont été retrouvés.
Le mis en cause a été remis en liberté à l'issue de son audition. Pour autant, les policiers chalonnais poursuivent leur enquête de flagrance afin de déterminer les raisons qui ont poussé cet homme à imaginer un tel scénario. En fonction de ses conclusions, le parquet de Châlons pourrait le poursuivre devant le tribunal correctionnel pour menaces de destruction de biens.
Franck brenner

L'union l'Ardennais