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Châlons-en-Champagne / Emmanuel Galante à Paris Il veut faire un tabac à l'Assemblée nationale

Publié le mercredi 21 octobre 2009 à 01H00 - Vu 5 fois


En juin, Emmanuel Galante s'était enchaîné devant la préfecture de la Marne, entamant sa troisième grève de la faim. Aujourd'hui, il est à Paris devant l'Assemblée nationale.

En juin, Emmanuel Galante s'était enchaîné devant la préfecture de la Marne, entamant sa troisième grève de la faim. Aujourd'hui, il est à Paris devant l'Assemblée nationale.

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Pas de chaîne cette fois-ci pour le patron du bar fumeurs « Le Club » de Châlons-en-Champagne. Emmanuel Galante s'est tranquillement installé sur un banc, hier matin, à quelques pas de l'Assemblée nationale.
« Je suis parti avec un duvet, des vêtements chauds et de pluie », raconte le cafetier, joint hier par téléphone. Pour sa première nuit, il a été hébergé par un ami à Paris. « Mon action commence véritablement aujourd'hui », expliquait-il hier, l'air déterminé. « Et je resterai là le temps qu'il le faudra. »
4e grève de la faim
Le Chalonnais de 62 ans bénéficie d'une autorisation préfectorale « à renouveler tous les jours », lui permettant de siéger sur ce banc, tout près de l'Assemblée. « Mais pas devant… Ah ! Liberté… Liberté chérie. » Son cheval de bataille : toujours protester contre la loi antitabac dans les bars. Notamment les petits établissements de campagne. Et pour se faire entendre, il a, à nouveau, décidé d'entamer une grève de la faim - la quatrième - et de rallier les Parisiens à sa cause. « Depuis ce matin, je distribue des tracts présentant mon affaire », explique-t-il. « Je fais également un parallèle avec le restaurant Tante Marguerite, où les députés ont le droit de fumer. »
Et les passants, à qui il distribue ses prospectus, ont l'air - selon ses dires - d'abonder dans son sens. « Beaucoup sont d'accord pour dire que la loi est trop stricte et qu'elle ne peut pas s'appliquer aux petits bars ruraux. Il n'y a qu'à voir les chiffres : près de 1000 établissements ont fermé l'an passé, à cause de ce texte. »
Une chose est sûre, il n'avalera rien - et encore moins de couleuvres - tant que les députés ne seront pas venus le voir directement. « Je veux que le débat soit porté à l'Assemblée. »
Reste à voir combien de temps les députés mettront à repérer ce campeur opportun. Heureusement pour lui, le temps s'est radouci, la lutte sera peut-être un peu moins rude…
Audrey JOLY

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