Publié le jeudi 26 juillet 2012 à 11H00 - Vu 381 fois
Même si les cambrioleurs ont rendu le matériel volé, l'Acepa maintiendra sa plainte et ne rouvrira pas son local. En revanche, l'Acepa assurera la sortie au parc de loisirs et les vacances des familles.
CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). Cambriolée dans la nuit de mardi à mercredi, l'Acepa a décidé de suspendre toutes ses activités d'été. Ce qui a fait réagir les habitants du quartier de telle sorte que le matériel volé a été restitué.
VOILÀ une enquête rondement menée ! À peine volés dans les locaux de l'Acepa (Association des clubs et équipes de prévention ardennaise) dans la nuit lundi à mardi (notre édition d'hier), les trois ordinateurs et le vidéo-projecteur étaient restitués à l'association le mardi après-midi.
« En une demi-heure, on a tout récupéré et même un ordinateur volé lors du cambriolage de la PMI », témoignait hier matin Frédéric Gillet, un des trois éducateurs de l'Acepa.
Consternés de découvrir la vitre brisée, le volet découpé et l'armoire forcée, Frédéric Gillet et ses collègues, Martine Sonnet et Jean-Claude Martin, avaient décidé de fermer leur local jusqu'en septembre et de suspendre toutes leurs activités (Accompagnement administratif, Aide à la recherche d'emploi…) et même d'annuler tous les projets vacances (journée pique-nique, sortie au parc Astérix, vacances des familles).
Un double électrochoc pour les habitants du quartier, choqués d'une part que cette association d'entraide (notamment aux jeunes) soit attaquée et qu'eux-mêmes soient du même coup pénalisés.
La loi du silence
Le « coup de pression » a eu un effet immédiat. Les personnes concernées savaient a priori à qui s'adresser pour récupérer ce qui avait été volé. Si l'Acepa a finalement décidé d'assurer la sortie au parc de loisirs et les vacances des familles, elle ne rouvrira pas son local… et ne retirera pas non plus sa plainte.
Aujourd'hui les éducateurs ont de quoi se poser quelques questions de fond d'autant plus qu'ils sont confrontés à un problème déjà rencontré il y a 2 ans (en 2009 puis en mars 2010, des ordinateurs, un écran plat, une perceuse leur avaient déjà été volés).
De plus, d'autres structures ont subi le même sort (avec une fin moins heureuse). La PMI, le secours catholique ou encore le local de l'Union des habitants de Manchester, qui abrite plusieurs autres associations, ont également été visités.
« Depuis un peu moins d'un an, les associations sont ciblées de façon systématique », observe Thomas Paris, pas étonné du tout de la façon dont a été réglé (en partie) le problème de l'Acepa.
« Quand il y a un problème on essaie de le régler entre nous, sans complaisance par rapport aux gens qui foutent la merde. »
La loi du silence pèse ainsi sur Manchester où « balancer à la police ce n'est pas la culture du coin. »
Car selon certains non seulement la police ne peut pas « empêcher les représailles » (une voiture brûlée par exemple) mais parce qu'en plus elle est « vécue comme un corps étranger ». La solution ? Que la police « s'implique dans la vie du quartier », qu'elle « réintroduise l'îlotage le soir après 18 heures, là ils pourraient avoir des infos… »
Nathalie DIOT
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Les dernières contributions
bipbop
27/07/2012 à 12h34
Oui l'îlotage bien évidemment...