Publié le mercredi 17 mars 2010 à 11H00 - Vu 197 fois
Ivan Toïc souhaite au minimum des panneaux indicateurs dans le sens Fagnières-Châlons. Comme ceux qu'ils montre. Car selon lui, on roule bien trop vite sur cet axe.
UNE signalisation toute neuve informant d'un rétrécissement de la chaussée a été placée dans le sens Châlons-Fagnières en janvier dernier, mais rien n'y fait. Elle précise qu'un marquage au sol vous fait passer de deux à une voix et c'est tout… Du pareil au même pour ce panneau de rappel « 50 », les automobilistes élancés et ne souhaitant pas attendre aux différents feux tricolores ont tendance à appuyer sur le champignon. Dans l'autre sens de circulation, même topo, en pire : l'avenue de Paris, telle une belle piste de billard, est trop souvent empruntée à des vitesses excessives, c'est du moins ce que dénoncent certains riverains, Ivan Toïc en tête.
« Contrôles peu efficaces »
Le 50, de nombreux conducteurs s'assoient dessus. « Il y a deux ans, je sortais du n° 184 quand une moto est venue s'encastrer dans l'arrière de ma voiture. Le pilote a valdingué contre le trottoir. » Dur dur de sortir ou de pénétrer au 111 cette fois, adresse professionnelle de l'intéressé, sans se faire klaxonner et affubler en sus de noms d'oiseaux. Bienvenue avenue de Paris. Au centre d'entreprises Jacquesson, Michel Wisniewski, gérant de FAP Propreté, estime lui aussi que les automobilistes ne ralentissent pas, que la circulation est dense et que « les aménagements actuels sont mal faits », toujours dans le sens Fagnières-Châlons.
Les soucis de vitesse sont légion : « Quand vous sortez de chez vous, vous vous croyez sur l'autoroute », poursuit un autre riverain, excédé par cet état de fait. Des breaks banalisés avec radars embarqués sont stationnés de temps en temps sur l'avenue : « Ces contrôles avec flashs s'avèrent peu efficaces car ils ne sont pas opérés aux bons horaires », entend-on dans la rue. « Nous effectuons régulièrement des contrôles, en priorité sur les axes les plus fréquentés et les plus accidentogènes. Oui, les policiers se postent avenue de Paris mais ni plus ni moins qu'ailleurs », explique Philippe Mouronvalle. Pour le commissaire de Châlons, l'avenue de Paris n'a visiblement pas à « bénéficier » de contrôles supplémentaires.
Tôt le matin, quelquefois le midi quand le trafic le permet, mais surtout le soir, certains automobilistes roulent donc trop vite : « Il faut absolument réussir à baisser la vitesse. J'ai déjà écrit à la mairie afin que des panneaux de rappel soient installés dans le sens Fagnières-Châlons, et que des aménagements efficaces soient mis en place (feu tricolore automatique avec capteurs, le rouge se déclenche lorsqu'une voiture arrive trop vite ; radar de feu, radar fixe…) », assure Ivan Toïc qui ne manque pas d'idées et ne cesse de tirer la sonnette lors des conseils de quartiers.
Vous roulez à…
Du côté de la place Foch, l'adjointe Frédérique Schulthess est consciente du souci mais temporise. « Des contrôles de vitesse ont lieu régulièrement notamment après le carrefour de l'avenue Jean-Jaurès, j'ai déjà entendu quelques riverains se plaindre de vitesses excessives mais je n'ai pas plus de retours que cela. » L'élue estime enfin que la vitesse perçue lorsqu'on est piéton est différente de la vitesse réelle. Et affirme enfin que l'indicateur de vitesse de l'agglomération, le fameux « Vous roulez à » sera placé à différents endroits du territoire sitôt réparé, dont sur l'avenue de Paris. De quoi peut-être calmer les plus pressés. Ou encore se rendre compte réellement des excès de vitesse perçus par les riverains.
David ZANGA
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