Publié le samedi 21 janvier 2012 à 12H00 - Vu 113 fois
Black Swan de Darren Aronofsky en VO
Entre les griffes de Darren Aronofsky, une ballerine voit son rêve tourner au cauchemar. Un pur thriller. Un cauchemar qui tourne au combat sanglant avec soi-même. Une terreur qui rappelle le Polansky de « Répulsion » et de « Rosemary's baby ».
Les neiges du Kilimandjaro de Robert Guédiguian
Les prolos de Guédiguian, quartier de l'Estaque à Marseille, face à la violence de plus pauvres qu'eux… Inspiré d'un poème de Victor Hugo, un suspense moral d'une actualité brûlante, mais aussi un film de crise, où les repères des héros s'effondrent, de même que les catégories sociales décrites par le cinéaste dans toute son œuvre. Le Kilimandjaro symbolise un idéal par essence inatteignable, comme la lune qu'on ne décrochera pas. Le film vise plus loin, plus haut : ici et maintenant.
La guerre est déclarée de Valérie Donzelli
Vous n'avez pas envie de voir un film sur un enfant cancéreux ? Personne n'en a envie. Ici, ce n'est pas la chronique d'une maladie, mais le récit méthodique d'un combat contre le sort, contre la mort. Une ode à la vie à deux. Il arrive qu'une femme et un homme deviennent à eux deux un petit commando, qui survit même à sa propre destruction.
Une séparation d'Asghar Farhadi en VO
Le scénario oppose deux couples, celui, aisé, qui crie son innocence et celui, modeste, qui réclame justice. Tout le talent est de rendre passionnant les cas de conscience des personnages, la marche forcée qui les mène vers le conflit. Le tout vu à travers le cinéma iranien, où la difficulté de vivre finit par les monter les uns contre les autres.
L'exercice de l'Etat de Pierre Schoeller
De coups bas en concessions, les vicissitudes de la fonction ministérielle. Le pouvoir est au service d'ambitions multiples dans ce thriller. Jamais l'univers secret des ministères, où le corps n'est ni absent ni ménagé, n'a été plus captivant à l'écran.
Le gamin au vélo des frères Dardenne
Un enfant à vif en quête d'amour, les frères Dardenne au sommet de leur art. Rien ne pourra calmer Cyril qui veut revoir son père. Il l'a placé dans un foyer d'aide à l'enfance et n'a plus donné signe de vie. Jusqu'à un rayon de soleil, incarné par Cécile de France, qui croise son chemin.
Drive de Nicolas Wending Refn en VO,
interdit aux moins de 12 ans
Dans ce polar élégant, un as du volant roule pour Hollywood le jour et pour les truands la nuit. Drive débute comme du Tarantino avant de la jouer plus modeste. Le héros est un solitaire taciturne, chauffeur la nuit, cascadeur à Hollywood la nuit. L'amour peut-il l'atteindre ? Drive. Rouler pour fuir, avec cette sensation que le destin se joue dans ce recommencement perpétuel.
(Extrait de Télérama)
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