Publié le vendredi 09 septembre 2011 à 11H00 - Vu 186 fois
Les employés de la société ont retroussé leurs manches pour que la production reparte le plus vite possible.
LAON (Aisne) Les salariés n'ont pas ménagé leurs efforts, et un mois après l'incendie criminel, l'horizon s'éclaircit pour l'entreprise Agronomic d'Amifontaine.
APRÈS l'incendie criminel qui a ravagé l'entreprise Agronomic le 3 août dernier (l'union des 4 et 5 août), Etienne Biberon, le patron de cette entreprise de 25 personnes, fait le bilan. Aujourd'hui, la production sur le site est remontée à 50 % de l'activité normale, mais il a fallu à tous les salariés sans exception beaucoup d'efforts et de volonté. Au lendemain du sinistre qui a ravagé les stocks rangés en sous-sol et une grande partie des bâtiments où se trouvaient le stock de montage (sellerie, caméras d'aides au plantage) et la fabrication, il a fallu dans un premier temps réparer provisoirement la toiture, nettoyer, trier, puis remettre en état les machines outils et le circuit électrique qui avaient subi l'incendie. Ce fut une période jusqu'à mi-août assez pénible où le soir, chacun rentrait chez lui en portant sur le visage et sous ses semelles le noir de suie qui recouvrait les lieux. Puis, petit à petit, au fil des jours, la vie de la société reprend force et vigueur. Le carnet de commande et les délais de livraison sont, à très peu de chose près, respectés, mais la tâche n'est pas encore achevée et à côté de la reprise de production, le nettoyage et les remises en état continuent sans l'aide d'entreprises spécialisées.
Elan de solidarité
Etienne Biberon a eu la volonté de rester à Amifontaine mais il tient, cependant, à souligner qu'en plus d'une motivation exemplaire de ses salariés, la solidarité, au lendemain de l'incendie s'est manifestée.
La communauté de communes par l'intermédiaire de M. Desgrippes a proposé un local sur Sissonne, Jean-Louis Lallement, agriculteur à Menneville a mis à disposition un bâtiment où sont actuellement stockées et rénovées les machines d'occasion. Les sociétés Franquet et Tripette de Guignicourt ont répondu présent, puis les clients agriculteurs à leur manière sont solidaires en réduisant spontanément les délais de règlement des matériels livrés.
Après le choc de l'incendie, la récompense du travail accomplit se concrétise par le fait que tous les salariés ont touché leur paye sans avoir à passer par la case chômage, un nouveau bâtiment est en train de se construire à côté de celui qui a été incendié. Des machines outils plus modernes sont attendues et Etienne Biberon peut être heureux de prouver à tous que l'entreprise Agronomic qui reste le seul fabricant français de planteuses de pommes de terre n'a pas besoin, malgré les épreuves, de délocaliser pour prospérer et faire vivre les communes rurales.
A cours terme, c'est l'arrivée prochaine d'un commercial et plus tard l'embauche envisagée d'un ingénieur pour la conception de matériel et participer à assurer l'avenir de cette société, créée il y a 22 ans. Cette chaîne de solidarité, d'engagements et de travail qui s'est forgée dans l'épreuve laisse augurer à ce jour, d'un futur prospère pour Agronomic.
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