Publié le vendredi 22 juin 2007
Pongo, un dalmatien victime de maltraitance, a été soigné au refuge de Rouvroy. Un appel à adoption est lancé pour ce chien mâle âgé de 2 ans.
Cécile Leclercq
DEVANT le nombre de cas de maltraitance d’animaux, la Société protectrice de animaux (SPA) a de plus en plus recours à la justice. Lundi, elle a encore procédé au retrait d’un chien maltraité à Saint-Quentin.
Le petit Briard était drogué quotidiennement du matin au soir par son ou ses maîtres pendant près de six mois. L’animal vivait aussi attaché à une petite corde. Des poursuites judiciaires sont envisagées.
Laissée sans nourriture
La SPA n’hésite plus à attaquer en justice les maîtres qui maltraitent les animaux de compagnie. Cette année, le nombre de cas de chiens victimes a été alarmant.
Le refuge de Rouvroy a été saisi par le sort réservé à la chienne Brunette, qui avait été laissée abandonnée par son maître, enfermée durant trois semaines dans un appartement, sans nourriture.
L’animal a été retrouvé dans un état de maigreur très avancé. Il ne lui restait plus que la peau sur les os.
Dans cette affaire, le maître, âgé de 24 ans, a été condamné le 12 juin, par le tribunal de police, à payer une amende de 4e catégorie.
« C’est le maximum qu’on puisse obtenir », souligne Nathalie Versault-Gressier, présidente locale de la SPA, « l’absence de remord du maître nous a beaucoup choqué. Il n’a pas dit un mot de regret. »
Pongo : le maître condamné
Une autre affaire, qui a aussi beaucoup ému les protecteurs des animaux, a été celle du chien Pongo. Le Dalmatien avait été immobilisé par son maître sous un meuble, avec une lanière lacérant littéralement son museau jusqu’à l’os. Il avait dû subir des soins intensifs pendant plusieurs mois.
Le propriétaire a été condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Quentin, il y a près de trois mois. Il s’était engagé à rembourser les frais vétérinaires à la SPA. « La somme est énorme. On attend toujours », souligne la présidente, « on va faire une relance. »
Aujourd’hui, le chien est guéri et est logé au refuge de Rouvroy. Il attend un nouveau maître. Un appel à adoption est donc lancé.
Les maltraitances concernent aussi les chats. Des chatons d’à peine 2 mois avaient été martyrisés, dans une commune du Saint-Quentinois, à la suite d’une séparation. Ils ont été placés au refuge et des soins intensifs leur ont été prodigués. Le maître a été, lui aussi, condamné par le tribunal correctionnel. La SPA attend aussi les 400 euros de dommages et intérêts qu’il doit lui reverser.
« Nous sommes prêts à redéposer plainte pour maltraitance. Les peines sont suivies. On obtient le maximum. On ne laisse pas passer », met en garde Nathalie Versault-Gressier, « quand on assiste à une maltraitance, on appelle la police. Elle vient tout de suite. Il ne faut pas être indifférent. »
Cécile Leclercq











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