Publié le jeudi 12 avril 2012 à 11H00 - Vu 109 fois
Une réunion d'information sur l'ASA a eu lieu le 5 avril. Damien Miss, au 1er rang, 2è en partant de la gauche
La municipalité souhaite que les 250 propriétaires et viticulteurs prennent les choses en main pour rénover le réseau hydraulique existant. Il reste à convaincre les récalcitrants ...
LE conseil municipal de Leuvrigny a voté en janvier 2011 une délibération en faveur d'une association syndicale autorisée (ASA). Ce syndicat viserait à regrouper les 250 viticulteurs (sur 330 habitants) implantés sur les 120 hectares de vignes de la commune. La municipalité a d'ores et déjà pris en charge l'étude hydraulique et parcellaire, nécessaire au préalable.
Un réseau obsolète
«Maintenant, c'est aux propriétaires à prendre les choses en main, à gérer les travaux comme ils l'entendent», souligne Yves Richoux, maire. La constitution d'une ASA prendrait entre 3 et 5 ans. En effet, il semble urgent d'agir avant d'autres inondations. Car le réseau des canalisations d'eaux pluviales réalisé en 1985, pour un montant de plus de 7 millions de francs en tout (1 050 000 euros), est obsolète. «Nous avons été en état de catastrophe naturelle trois ans de suite, en 2005, 2006 et 2007. Dès qu'il y a un gros orage, il y a des risques pour les habitations et pour les personnes», observe le maire.
La commune a aussi du mal à supporter les frais de curage et de nettoyage dans ce cas. «Quand il y a de fortes précipitations, ce sont 400 camions qui doivent extraire la terre ravinée. On monte vite à près de 10 000 euros, c'est presque 10% du budget communal !», explique M. Richoux.
Il prévient que si les propriétaires n'arrivent pas à se mobiliser, la commune envisage une décision d'intérêt général (DIG), c'est une procédure lourde qui obligerait les habitants à payer. «Avec une ASA, les cotisations sont récupérables, c'est plus avantageux fiscalement», avance M. Richoux.
De plus, un syndicat de propriétaires peut obtenir des subventions auprès du conseil général, de l'agence de l'eau ou du CIVC.
Un projet accueilli fraîchement
Une réunion d'information à ce sujet a eu lieu début avril. Mais, elle n'a pas convaincu tous les intéressés. Le montant des travaux en a effrayé plus d'un. Ce à quoi répond le maire : «Une ASA peut procéder en plusieurs tranches et gérer l'urgence».
Damien Miss, viticulteur, pressenti pour accéder aux plus hautes responsabilités dans ce futur syndicat a un avis partagé. Oui, il est favorable au projet. Mais, il comprend les réticences des propriétaires qui pour la plupart ont plus de 60 ans. «J'ai assisté à la dernière réunion. Le projet n'a pas été clairement expliqué. Du coup, c'est compliqué de motiver les gens pour cette création d'ASA», indique-t-il.
En effet, outre les membres du bureau, il est nécessaire que 50% des propriétaires des deux tiers des surfaces, adhèrent au syndicat, ce qui équivaut à une centaine de personnes. Damien Miss a une solution intermédiaire avant une ASA : réenherber les vignes pour freiner le ravinement lors des intempéries. Il évoquera le sujet ce soir en conseil municipal.
Cécile ROCHET-GRAINDORGE
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Les dernières contributions
lucat
16/04/2012 à 09h27
A Mardeuil ou le maire est communiste,la solution a été trouvée ,c'est la taxe d'habitation qui subventionne la voirie viticole ,en plus cette même municipalité a approuvé la dissolution de association fonciére de remembrement éxistante ce qui met à la charge des contribuables les chemins d'exploitation .
Cerise sur le gateau elle a même voté une subvention au syndicat viticole local pour l'entretien de l'alambic.
Alors que les artisans (boulanger,profession libérale etc) paient une taxe à la commune,la profession viticole est une charge sans apporter la moindre ressource à la commune et se sert de la loi en déclarant comme local à usage professionnel des locaux minorant ainsi la taxe d'habitation
MANSA
ici, là ou ailleurs
12/04/2012 à 14h18
Il y a aussi une autre solution: appliquer aux zones à risque un plan de prévention des risques, interdisant toute construction susceptible d'être touchée, ou amplifiant, l'écoulement des eaux.
peut être
12/04/2012 à 12h44
"réenherber les vignes pour freiner le ravinement lors des intempéries"
Les anciens et encore beaucoup trop de jeunes ne comprennent pas cela et restent campés sur leurs idées que plus on utilise de désherbant mieux c'est.
L'impact économique par la réduction des coûts de désherbage serait une compensation des frais induits par les aménagements.
Toutefois, comme tout projet, y a t-il la garantie qu'aucun impondérable et autre "problème" sont écartés?