Publié le mardi 01 février 2011 à 12H00 - Vu 151 fois
Nicolas Sarkozy a assuré la famille d'accueil de Laëtitia, la jeune fille disparue à Pornic (Loire-Atlantique) et qu'un repris de justice est soupçonné d'avoir tuée, de son « extrême détermination à ce que tous les moyens de l'État soient mis en œuvre » pour éviter la répétition d'une telle affaire.
Le chef de l'État a, en outre, déclaré à Gilles et Michèle Patron, qu'il a reçus plus d'une heure à l'Élysée, que « tous les moyens seront mis en œuvre pour retrouver le corps de Laëtitia », a indiqué la présidence.
Il leur a dit aussi qu'il « ne laisserai (t) pas sans suite les défaillances de la chaîne pénale » dans le suivi de Tony Meilhon, mis en examen pour « enlèvement suivi de mort » et écroué à Nantes depuis le 22 janvier.
Nicolas Sarkozy a promis à la famille Patron de la revoir pour faire le point de la situation et des mesures mises en place.
« Je crois qu'ils sont extrêmement touchés du temps et de l'écoute qui leur ont été consacrés », a déclaré leur avocat, Me Pascal Rouiller. « Il (Nicolas Sarkozy) a indiqué à M. et Mme Patron qu'il les reverrait lorsqu'il aura fait le point complet de la situation et lorsqu'il sera en capacité de dire pour l'avenir quelles sont les éventuelles modifications qui sont à décider et quelle est l'évolution que l'on peut attendre de cette affaire judiciaire. » Présent lui aussi lors de l'entretien, le député-maire UMP de Pornic, Philippe Boënnec, a estimé qu'il y avait « eu des fautes qui ont été commises pendant toute la procédure, durant la mise en liberté de M. Meilhon ».
Le père biologique de Laëtitia, Franck Perrais, a été reçu séparément à l'Élysée par le conseiller pour les affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Picca, qui s'est engagé à le tenir lui aussi informé des suites de l'affaire.
C'est dans ce contexte que le gouvernement a annoncé, hier, la création d'un nouveau service de police, dit « office de suivi des délinquants sexuels et violents », et décidé de faire appel aux magistrats retraités après un crime pour lequel un homme ayant déjà connu la prison est suspecté.
Tony Meilhon, déjà condamné quinze fois, sorti de prison après avoir purgé en intégralité ses peines depuis 1999, était en principe soumis à une « mise à l'épreuve » de deux ans. Ce suivi, qui l'obligeait à rechercher un emploi et à se soigner, n'a pas été appliqué, dans le cadre d'un accord écrit passé au printemps dernier entre les services de probation et la justice. Est également mise en cause la police, qui n'a pas traité sept plaintes déposées contre Meilhon depuis sa libération.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez