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Accident de chasse entre élus : le tireur condamné à Reims

Publié le mercredi 05 novembre 2008 à 01H00 - Vu 35 fois



Le 17 décembre 2006, une battue organisée près de Saint-Hilaire-le-Petit par la société de chasse de Mourmelon-Moronvilliers s'est mal terminée pour l'un de ses adhérents.
Meunier à Aubérive, petit village dont il est le maire, Pascal Lorin, 52 ans, a reçu une balle qui a traversé sa cuisse droite en sectionnant le nerf sciatique. Il a subi deux interventions chirurgicales, plus de trois mois d'incapacité totale de travail et souffre encore des séquelles de l'accident, deux ans après les faits.
L'auteur du coup de feu ? Un conseiller municipal de Sainte-Ménehould qui doit répondre de son geste devant le tribunal correctionnel de Reims. « Je suis complètement retourné d'avoir blessé mon copain » a déclaré aux gendarmes Henri Jacquier, agriculteur de 64 ans domicilié au hameau de la Grange-aux-Bois.
D'après l'enquête, Henri Jacquier aurait quitté son poste lors de la battue pour aller bavarder avec un collègue. C'est en revenant à sa position qu'un sanglier a traversé la ligne de chasse. Il aurait tiré à trois reprises sur l'animal, sans respecter un angle de tir minimal de 30°.
L'un des projectiles a atteint le maire d'Aubérive. Lors de son audition par les gendarmes, le chasseur n'a pas exclu « un tir direct dû à la perte de repères dans le feu de l'action ».
Avocat de la victime, Me Nicolas Hübsch rappelle « les deux règles fondamentales » que tout chasseur doit observer. « D'une part, il est strictement interdit pour un chasseur de quitter sa place au cours d'une battue. D'autre part, il doit se tenir pendant la battue ventre au bois, en respectant un angle de tir minimum de 30 °. »
Pour Me Hübsch, le prévenu a enfreint ces deux règles. Tel n'est pas l'avis de son contradicteur, Me Thierry Pelletier. Plan à l'appui, il a contesté l'existence d'un angle de tir inférieur à 30° par rapport à la ligne de chasse, et a vivement déploré l'absence d'une reconstitution sur les lieux de l'accident.
Par jugement rendu hier en délibéré, le tribunal a déclaré le chasseur coupable des faits de « blessures involontaires par manquement à une obligation de prudence ou de sécurité ». Il l'a condamné à trois mois de prison avec sursis, 1.000 euros d'amende et a suspendu son permis de chasse pour une durée de trois ans. Les dommages-intérêts alloués à la victime seront fixés lors d'une prochaine audience.
A l'époque, cet accident impliquant deux élus avait été passé sous silence par les autorités. Black out ! Interdiction d'en parler ! Cela aurait fait désordre, ont dû craindre les pontes de l'administration.

Fabrice Curlier
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burnologue

06/11/2008 à 15h58

Les grands "pontes" interdisant à la presse de parler de cette affaire d'accident de chasse entre élus : on se doutait bien que la France était une république bananière, mais là on commence à avoir de vraies preuves ! A méditer!

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