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Éditorial / Drôles de Jeux…

Publié le samedi 28 juillet 2012 à 11H00 - Vu 35 fois



Pour participer de l'utopie, l'harmonie universelle que suggèrent traditionnellement les cinq anneaux entrelacés des Jeux olympiques a parfois été symbolique de la résistance à l'oppression, de la démonstration par l'exploit sportif et donc héroïque, de ce que les hommes étaient égaux, sinon en force, du moins en dignité et courage… En 1936, Jesse Owens, champion noir américain, quatre fois médaillé dans un stade voué aux théories raciales du nazisme, était de fait la véritable flamme des Jeux de Berlin. Mais l'on se demande, cette année, à quel appel répondent les Jeux de Londres ?
Au-delà de leur dimension commerciale bien ordinaire, et dès avant leur ouverture, ces Jeux sont marqués par des gestes et initiatives qui laissent planer l'ombre d'un malaise sur l'état d'esprit qui a présidé à leur organisation.
En premier lieu, au-delà du ridicule de situation imposé par cette décision, le Comité international olympique a autorisé les sportives musulmanes à porter le foulard islamique, lequel, comme son nom l'indique, ne serait pas de nature religieuse…
Il est vrai que le prince Nawaf ben Fayçal exigeait que l'on cédât à cette coquetterie pour autoriser la participation de ses deux femmes aux Jeux.
Dans le même ordre d'idée - comment le comprendre autrement ? - le CIO a refusé de consacrer une minute de silence en hommage aux onze athlètes israéliens assassinés par les tueurs palestiniens il y a 40 ans lors des Jeux de Munich.
C'eût été peut-être inconvenant pour les Saoudiens, assurément pour l'Iran, qui a accepté cette année de laisser ses athlètes concourir face aux Israéliens, sportifs d'un pays maudit qu'ils vouent à la destruction.
Jacques Rogge, Président du CIO, a estimé qu'une minute de silence expédiée lors de l'inauguration du village olympique, c'était bien assez.
Et puis ce n'est pas « fun » du tout, ces histoires d'Israéliens en deuil.
Il ne faut abuser du symbole, n'est-ce pas ?
Sauf si ça paye.
C'est pour cela que Lakshmi Mittal - le Mittal d'Arcelor - et son fiston Aditya, directeur financier du groupe, ont pu s'offrir le « must » de porter la flamme olympique dans les quartiers BCBG de Londres. 20 millions d'euros pour bâtir un genre de tour Eiffel torturée, la Tour Orbit, à deux pas du stade olympique, ce n'est pas cher payé pour se refaire une virginité médiatique, après avoir viré plus de de 70 000 ouvriers sidérurgistes d'un bout à l'autre de son empire de hauts-fourneaux. Finalement le London Calling sonne aujourd'hui bien plus « cash » qu'autre chose, n'en déplaise aux gaullistes et aux amateurs du rock'n'roll engagé à la Joe Strummer (Clash).
Philippe LE CLAIRE

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jeco

29/07/2012 à 06h03

De Coubertin est bien mort! D'abord, je n'ai jamais adhéré à son slogan, l'essentiel est de participer, qui sied parfaitement à l'esprit français, toujours satisfaits de leurs perfs (cf Jalabert aprés la route).
Il s'agit en fait, d'une manifestation commerciale, politique et pharmaceutique!

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