Publié le jeudi 30 décembre 2010 à 11H53 - Vu 53 fois
Il suffit qu’un otage soit journaliste pour qu’on ait le droit aux mêmes voix pleines de trémolos obscènes à la manière des Enfoirés et autres drogués de la charité devenue «bizness». Il y a cinq ans, c’était pour Florence Aubenas. Aujourd’hui, pour Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. Les autres otages? Ils n’ont le droit ni à leurs noms cités au journal télévisé, ni à leur portrait géant sur les édifices publics, ni à un comité de soutien. Certains otages seraient-ils plus méritants que d’autres? «Nous ne les oublions pas», osent nous dire les Pujadas et consorts qui risquent d’autant moins d’oublier les noms des «cinq salariés d’Areva et de Satom» qu’ils ne les ont jamais sus.
Bruno TESTA (btesta@journal-lunion.fr)
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