Publié le vendredi 27 janvier 2012 à 12H00 - Vu 85 fois
A la satisfaction de Jean-Claude Etienne, maire de Buzancy, l'hôtel du Saumon a pu rouvrir ses portes place Chanzy grâce à Arnaud Poirier.
BUZANCY (Ardennes) Seul hôtel avec le Cœur d'or de Douzy à être propriété communale, l'hôtel du Saumon à Buzancy a trouvé un nouveau gérant.
FERMÉ depuis le 28 juin 2011 suite à l'expulsion pour impayés de loyers (23 000 euros au total) du couple néerlandais qui le gérait jusqu'alors, l'hôtel du Saumon a rouvert ses portes le 19 décembre. Propriétaire des murs et de la licence IV, la Ville de Buzancy a, en effet, trouvé un nouveau chef de cuisine en la personne d'Arnaud Poirier.
Agé de 46 ans, originaire de Meaux, le nouveau venu arrive précédé d'une bonne renommée. Il a exercé comme chef de partie ou responsable de restaurant dans plusieurs établissements réputés à Paris (La Grande Cascade, Le Pré Catelan, Alain Rayé, Le Higgins) ou dans le Nord (L'auberge des trois coqs à Trézennes) avant d'œuvrer dans l'événementiel pour Sodexo Prestige et Compass Eurest.
« Après en avoir eu marre de la vie parisienne où on est bousculé de façon permanente, j'aspirais à une suite de carrière plus tranquille. Après le Nord, j'ai eu l'opportunité, en répondant à une annonce parue dans le journal spécialisé L'hôtellerie, de m'installer dans les Ardennes ».
« Un coup de cœur »
Une visite sur place à la mi-juin l'a vite convaincu de reprendre par bail précaire de onze mois renouvelable onze autres mois (pour un loyer mensuel de 1 084 euros), l'exploitation de l'hôtel du Saumon. Soit deux salles de restaurant d'une capacité de 60 couverts, huit chambres et une suite parentale.
« Quand je suis entré la première fois ici, j'ai vu que l'endroit avait une âme. Ce fut un coup de cœur et j'ai tout fait pour bien me vendre auprès du maire, Jean-Claude Etienne, que j'ai finalement convaincu. Il y a ici des possibilités de développement en créant une salle de séminaire et un caveau à vins. Car mon hobby, c'est l'œnologie, apprise chez Maurice Chenu à Bligny-lès-Beaune ».
Fin 2011, Arnaud Poirier et sa compagne, Nathalie Leroy, sont officiellement choisis par la municipalité. « Même si en dehors de la Société générale, je n'ai pas obtenu les aides espérées des organismes bancaires, je crois à la viabilité de cette affaire et notre début d'activité est plutôt rassurant. On n'a pas à se plaindre après avoir démarré de rien ».
Courant 2012, le gérant prévoit de doter l'hôtel du wifi et toutes les chambres de téléviseur à écran plat avec la TNT et Canal +. Il propose, par ailleurs, une formule étape (chambre, repas du soir et petit déjeuner à partir de 43 euros) aux représentants désirant passer la nuit.
Avant de dénicher l'oiseau rare, la commune avait procédé à une remise en peinture de ce bâtiment de 590 m2 sur trois niveaux. Il fut durant 40 ans la propriété de Mme Real qui, à son décès, exprima le souhait de voir la commune le racheter pour lui conserver sa vocation initiale. Ce qui est fait depuis 1996.
Après réhabilitation et extension de l'immeuble, la commune loua successivement l'hôtel-restaurant à Colette Real, fille de l'ex-propriétaire et auparavant hôtesse de l'air en Angleterre, qui exploita l'endroit jusqu'en 2006 avant de passer le relais suite à un transfert de contrat à Marit Docter et son compagnon durant cinq ans.
Un mode opératoire qui perdure encore. « Pour prétendre devenir propriétaire (250 000 euros la vente), il faut arriver à trente couverts et trois à quatre nuitées pat jour ». C'est l'objectif poursuivi par Arnaud et Nathalie pour continuer cette saga atypique.
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